Transition: pour un rôle central de l'ONU

Koweït — À l'issue d'un mini-sommet au Koweït, l'Irak et six pays voisins se sont prononcés hier pour un rôle central des Nations unies dans l'après-guerre irakien, y compris pour la supervision d'élections et le transfert de souveraineté.

Dans le communiqué final de cette réunion de deux jours, ils expriment aussi la crainte d'être touchés par un débordement de violence et jugent capital d'éliminer du territoire irakien «tous les groupes armés terroristes et autres qui représentent un danger pour les États voisins».

Ils font ainsi clairement allusion aux activistes antiaméricains qui opèrent en Irak, notamment à ceux du réseau al-Qaïda d'Oussama ben Laden, auquel Washington a imputé les attentats du 11 septembre 2001.

L'Irak, qui était représenté au Koweït par le conseil de gouvernement qu'appuient les États-Unis, avait réclamé de ses voisins des «mesures décisives» pour renforcer la sécurité à leurs frontières et empêcher les infiltrations de combattants étrangers en territoire irakien.

Mais le communiqué final évoque seulement la nécessité de soutenir «les efforts de l'Irak pour assurer la sécurité et la stabilité».

L'Irak et ses six voisins (Arabie Saoudite, Jordanie, Syrie, Turquie, Iran et Koweït) ont réaffirmé dans ce cadre «l'importance d'un renforcement du rôle des Nations unies afin qu'elles puissent assumer leurs responsabilités centrales tout au long du processus de transition en Irak».

Paul Bremer, l'administrateur américain en Irak, a indiqué hier qu'il attendait les recommandations des Nations unies pour le transfert du pouvoir aux Irakiens, tout en insistant sur la nécessité qu'il intervienne d'ici le 30 juin, comme le réclame George Bush.

«Nous avons toujours dit que nous étions ouverts aux solutions alternatives. Nous voulons nous en tenir à cette date», a-t-il dit dans l'émission This Week d'ABC.