11 septembre 2001 - Bush sera appelé à témoigner

Washington — La commission d'enquête bipartite sur les attentats du 11 septembre 2001 va officiellement demander au président américain George W. Bush et à son vice-président Dick Cheney de venir témoigner, a confirmé hier son porte-parole, Alvin Felzenberg. La commission devrait transmettre des lettres à MM. Bush et Cheney, «probablement dès la semaine prochaine», pour les inviter à répondre à ses questions.

«Nous remontons la chaîne de commande et maintenant nous sommes de toute évidence prêts à interroger les hauts responsables de l'administration», a dit M. Felzenberg à l'AFP. «Dans cette lettre, la commission réitérera [mais cette fois] officiellement son intérêt à rencontrer MM. Bush et Cheney», a précisé Alvin Felzenberg.

Le personnel de la commission, une cinquantaine de personnes, est déjà en contact depuis un certain temps avec la Maison-Blanche, la vice-présidence mais aussi avec les bureaux de l'ex-président Bill Clinton et de l'ancien vice-président Al Gore, a-t-il dit. La commission souhaite également entendre MM. Clinton et Gore, ainsi que d'autres responsables de l'administration Bush, dont plusieurs ont d'ailleurs déjà témoigné.

Le président de la commission de dix membres, Thomas Kean, un républicain ancien gouverneur du New Jersey, avait indiqué en début de semaine dans un journal local de cet État qu'il souhaitait entendre M. Bush et les autres hauts responsables de son administration. Le vice-président de la commission, Lee Hamilton, ancien élu démocrate de l'Indiana à la Chambre des représentants, a indiqué au New York Times hier qu'il était important de parler à MM. Bush, Cheney, Clinton et Gore «pour essayer d'évaluer le flot d'informations concernant les activités terroristes mis à la disposition des hauts responsables dans les deux administrations».

Alvin Felzenberg a refusé de donner des informations sur l'identité de ceux qui ont déjà témoigné devant la commission. Le président Bush avait promis, lors d'une interview télévisée le 8 février, de coopérer pleinement avec la commission, mais interrogé sur le fait de savoir s'il se soumettrait aux questions de cette commission, il s'était borné à dire à deux reprises: «Peut-être.»