Mission syndicale d'urgence

Une mission syndicale internationale, à laquelle se joint l'ancien président de la FTQ Fernand Daoust, se rend d'urgence lundi à Port-au-Prince pour tenter d'obtenir la libération d'une quinzaine de syndicalistes haïtiens jetés en prison au cours des dernières semaines. Leur seul tort étant de s'opposer «démocratiquement» au président Jean-Bertrand Aristide, affirme M. Daoust, qui dénonçait hier la répression croissante de la part du pouvoir à l'endroit des organisations syndicales du pays.

La mission internationale de six ou sept personnes passera deux jours à Port-au-Prince, alors que les gouvernements, y compris celui du Canada, recommandent maintenant à leurs citoyens d'éviter Haïti. La mission d'urgence est organisée par la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), la plus grande au monde avec ses 150 millions de membres. La CISL s'est récemment adressée par écrit à trois reprises au président Aristide pour réclamer la libération immédiate des syndicalistes et lui faire état de ses inquiétudes face à la recrudescence de la répression contre le mouvement syndical et l'opposition démocratique. En vain. La mission de haut niveau tentera de rendre visite aux détenus et d'exercer des pressions directes sur le gouvernement en rencontrant certains ministres