Investir dans la santé féminine sauverait 1,5 million de vies

Londres - Investir dans la contraception féminine, la prévention des maladies sexuellement transmissibles et dans la protection maternelle et infantile permettrait d'épargner plus d'un million de vies chaque année, selon un rapport publié hier.

Rédigé par l'Institut Alan Guttmacher pour la promotion de la santé féminine (AGI) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), deux organismes basés à New York, le rapport vise à synthétiser ce qui s'est fait ces 25 dernières années sur la rentabilité des programmes de santé en matière de sexualité et de reproduction.

Selon le Dr Sharon Camp, président de l'AGI, fournir les produits pharmaceutiques nécessaires aux 200 millions de femmes qui en ont besoin dans le monde, coûterait 3,9 milliards de dollars mais pourrait prévenir 1,5 million de décès chez la femme et le nourrisson chaque année.

Cela permettrait aussi d'éviter 52 millions de grossesses non souhaitées et permettrait à 500 000 enfants de ne pas perdre leur mère.

Mais les pays riches n'ont pas tenu leurs engagements financiers pris en 1994 lors de la Conférence du Caire sur la population et le développement, rappelle le rapport. «Résultat, nous sommes en train de perdre du terrain dans certains pays», a déclaré le Dr Camp lors d'une conférence de presse.