L’attentat d’Ankara est revendiqué par des proches du PKK

Istanbul — Un groupe proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a revendiqué vendredi l’attentat à la voiture piégée qui a fait 28 morts mercredi dans le centre d’Ankara et mis en garde les touristes étrangers contre les risques de nouvelles attaques en Turquie.

« Le 17 février au soir, une attaque suicide a été menée à 18 h 30 dans les rues d’Ankara par un guerrier kamikaze contre un convoi de soldats de la république turque fasciste », ont affirmé les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK). « Cette action a été menée pour venger les personnes vulnérables tuées dans les sous-sol de Cizre et nos civils blessés », ajoute la déclaration publiée sur le site Internet du groupe, en référence à la ville du sud-est à majorité kurde où l’armée et la police turques mènent depuis deux mois une opération meurtrière contre des partisans du PKK.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son premier ministre, Ahmet Davutoglu, ont affirmé que l’attentat avait été perpétré par les combattants kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG), avec le soutien du PKK.

Vendredi encore, M. Erdogan a assuré n’avoir « aucun doute » sur l’implication des YPG. « Qui était le kamikaze ? Bien sûr qu’il était des YPG », a-t-il insisté devant la presse.

M. Davutoglu avait de son côté indiqué que le kamikaze était un Syrien de 23 ans, Salih Necar, présenté comme proche des YPG.

Le chef du Parti de l’union démocratique (PYD), dont les YPG sont le bras armé, Saleh Muslim, et un des responsables du PKK, Cemil Bayik, avaient nié ces accusations.

Dans la version anglaise de leur déclaration, les TAK ont aussi mis en garde les visiteurs étrangers contre de nouvelles attaques dirigées contre les sites touristiques turcs.

Touristes menacés

« Nous conseillons aux touristes étrangers et turcs de ne pas aller dans les zones touristiques en Turquie, écrivent les TAK. Nous ne serons pas responsables de ceux qui mourront dans les attaques qui viseront ces sites. Le tourisme […] est une cible majeure que nous voulons détruire. »

Les TAK avaient déjà revendiqué une attaque au mortier lancée le 23 décembre contre l’aéroport Sabiha Gökçen d’Istanbul, qui avait tué une personne.

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