Israël appelle au retrait des forces syriennes du Liban

Jérusalem — Israël a appelé hier la communauté internationale à mettre fin à «l'occupation syrienne» du Liban et a lancé de nouvelles menaces contre Ahmad Yassine après que le leader du Hamas eut annoncé que son mouvement planifiait l'enlèvement de soldats israéliens.

En Cisjordanie, un activiste armé, membre des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, a été tué par l'armée israélienne et cinq autres Palestiniens ont été blessés lors d'une incursion à Jéricho. Deux activistes palestiniens ont été arrêtés dans le secteur de Ramallah.

«Depuis 1976, la Syrie occupe le Liban, vole ses ressources et il est temps que le monde lui ordonne d'en sortir», a déclaré le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom lors de la réunion hebdomadaire du cabinet.

Il a appelé les «pays du monde libre à enclencher une campagne diplomatique» pour forcer le retrait des troupes syriennes et indiqué en avoir parlé notamment avec le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

«C'est absurde que la Syrie continue à être une puissance occupante au Liban qu'elle prend littéralement en otage», a déclaré à la radio militaire un conseiller du ministre, Ron Prosdor.

Il a souligné que la résolution 520 du Conseil de sécurité de l'ONU, du 17 septembre 1982, appelle au «retrait du Liban de toutes les forces non libanaises et au respect de la souveraineté libanaise».

La Syrie maintient quelque 20 000 soldats au Liban, où elle exerce une influence sans partage, alors que l'armée israélienne s'est retirée en mai 2000 du Liban sud, sauf du secteur contesté des fermes de Chebaa, aux confins de la Syrie et du Liban.

Par ailleurs, le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a réaffirmé qu'Israël aurait une réaction «très dure», si le Hezbollah avait recours à de nouveaux enlèvements d'Israéliens.

Il a également proféré de nouvelles menaces à l'encontre du fondateur et chef spirituel du mouvement radical palestinien Hamas, Ahmad Yassine.

«Notre politique reste inchangée: aucun leader terroriste ne peut bénéficier de l'immunité», a-t-il déclaré en référence au cheikh Yassine, sans plus de précisions.