La chasse aux renards à la chinoise

Pékin — La traque internationale controversée dans laquelle s’est lancée la Chine pour retrouver des criminels économiques vivant à l’étranger a permis d’appréhender 857 « fugitifs » l’an passé, a annoncé le ministère chinois de la Sécurité publique. Cette opération, baptisée Chasse aux renards, a fait grincer des dents dans certains pays, où les agents de police chinois sont accusés d’avoir opéré sans l’aval des autorités locales. Cette « chasse » se concentre sur les citoyens chinois soupçonnés d’avoir commis des malversations financières, dont les fonctionnaires corrompus, cibles de la campagne médiatique contre la corruption orchestrée par le président Xi Jinping. Sur l’ensemble des « rapatriés » de l’an passé, 366 se sont rendus, a déclaré mercredi soir le ministère dans un communiqué sur son site Internet, sous-entendant que près de 500 autres ont été appréhendés contre leur volonté. Le communiqué n’a pas mentionné clairement qui a procédé aux arrestations, mais précise que les individus concernés ont été ramenés de 66 pays et régions, dont les États-Unis, l’Espagne et l’Italie, et que plus de 70 % d’entre eux vivaient à l’étranger depuis cinq ans ou plus.

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