Renault confirme le rappel de 15 000 véhicules

Paris — Le constructeur automobile français Renault a confirmé mardi le rappel de quelque 15 800 véhicules Captur équipés de moteurs diesel, en raison d’une «erreur détectée et corrigée» à l’été 2015, tout en réaffirmant que ses modèles respectent les normes en vigueur pour les émissions de gaz polluants.

Le rappel concerne les Captur diesel 110 ch produits en Europe entre février et septembre 2015, a précisé Gaspard Gascon-Abellan, directeur de l’ingénierie de Renault, lors d’une conférence de presse au siège de l’entreprise, à Boulogne-Billancourt, près de Paris.

Le constructeur a découvert en juillet «une erreur de calibrage» dans le système de dépollution de ces moteurs diesel, qui n’éliminait pas correctement les oxydes d’azote et le soufre, de sorte que «le filtre à particules perdait complètement son efficacité», a-t-il expliqué. Ce défaut a été corrigé début septembre et le rappel a été lancé en novembre, a-t-il ajouté, qualifiant ce rappel de «ridicule par rapport à d’autres que l’on fait».

La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a indiqué mardi matin sur la radio RTL que Renault s’était «engagé à rappeler (...) 15 000 véhicules, pour les vérifier et les régler correctement pour que le système de filtration fonctionne». Les «nouvelles voitures doivent être aux normes», a insisté la ministre, selon laquelle «les choses peuvent être faites rapidement, car pour régler correctement un moteur il faut une demi-journée».

Reçu lundi par la commission technique indépendante qui avait relevé un dépassement des émissions polluantes sur ses moteurs diesel, Renault a promis un «plan technique» pour rapprocher des normes d’homologation les émissions de ses voitures en conditions réelles.

Ségolène Royal avait ordonné des tests sur des véhicules de plusieurs marques juste après la révélation par Volkswagen qu’il avait équipé 11 millions de moteurs diesel d’un logiciel capable de fausser les résultats des contrôles antipollution. Ces tests ont relevé, notamment pour des véhicules Renault, un dépassement de normes pour le CO2 et les oxydes d’azote (NOx), mais il n’y avait pas de logiciel de fraude, a souligné le gouvernement.

L’annonce de ces résultats, le 14 janvier, avait entraîné une chute du titre à la Bourse. Les autres constructeurs concernés par ces dépassements «ont accepté de venir s’exprimer devant la commission», a indiqué la ministre de l’Écologie, sans vouloir donner leur nom à ce stade.