Obama et Hollande appellent Poutine à collaborer à la lutte

Onze jours après les attentats sanglants qui ont frappé Paris, Barack Obama et François Hollande ont affiché mardi leur unité dans la lutte contre le groupe État islamique (EI), appelant la Russie à concentrer désormais ses efforts militaires en Syrie contre les djihadistes.

« Nous sommes tous Français », a lancé, en français, le président américain aux côtés de son homologue français, au cours d’une conférence de presse à la Maison-Blanche qui n’a donné lieu à aucune annonce nouvelle, les deux dirigeants se bornant à plaider pour?l’intensification?des échanges de renseignement.

Soulignant la volonté commune des deux pays d’intensifier leurs frappes aériennes et d’élargir leur portée, en Irak comme en Syrie, M. Hollande, qui effectuait son premier déplacement depuis les attentats de Paris a martelé que la France n’interviendrait pas au sol, mais continuerait à « accompagner les forces locales ».

Les efforts diplomatiques déployés par Paris pour mieux coordonner le combat contre le groupe EI risquent toutefois d’être durablement mis à mal par l’écrasement d’un avion de combat russe, abattu mardi à la frontière syrienne par la Turquie, pays membre de l’OTAN.


Résoudre le conflit syrien

Le président français, qui doit rencontrer M. Poutine jeudi, a appelé ce dernier à reconsidérer son soutien à Bachar Al-Assad, ce dernier n’ayant « pas sa place » dans une transition politique. « Dès lors qu’il a été le problème, il ne peut pas être la solution », a-t-il martelé.

Tant qu’il n’y aura pas de « changement stratégique » de la part de M. Poutine sur ce point, la coopération sera « très difficile », a mis en garde en écho M. Obama. « Si leur priorité est d’attaquer l’opposition modérée qui pourrait faire partie d’un futur gouvernement syrien, la Russie n’aura pas le soutien de notre coalition », a-t-il expliqué.

Poursuivant son offensive diplomatique, M. Hollande verra mercredi à Paris la chancelière allemande, Angela Merkel, et jeudi à Moscou son homologue russe, Vladimir Poutine. Il recevra dimanche le président chinois, Xi Jinping.

1 commentaire
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 25 novembre 2015 04 h 43

    Inquiétant !

    « Si leur priorité est d’attaquer l’opposition modérée (…), la Russie n’aura pas le soutien de notre coalition » (Barack Obama, président, ÉU)

    De cette citation, et nonobstant cette intimité courtoise obamienne : « Nous sommes tous Français », on-dirait que, de sa présidence, Barack, ce prestigieux Nobel de la paix avant la paix (2009), risque de positionner la Communauté internationale vers autre chose que la paix, et ce, avec ou sans la Russie, la Chine, ou la Syrie et l’ÉI !

    Inquiétant ! - 25 nov 2015 -