Tadjikistan: l’ONU s’inquiète du risque de dérive autoritaire

Douchanbe — Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme (HCDH) a tiré la sonnette d’alarme vendredi face au risque de dérive autoritaire au Tadjikistan, après l’interdiction du principal parti d’opposition et l’arrestation de ses cadres pour « terrorisme ». « Nous nous inquiétons du risque grandissant de violations des droits de la personne en lien avec la récente interdiction du Parti de la renaissance islamique et l’arrestation depuis septembre de plus d’une dizaine de ses membres », a indiqué l’organisation onusienne dans un communiqué. Les autorités de cette ex-république soviétique d’Asie centrale ont classé la semaine dernière en tant qu’organisation terroriste le Parti de la renaissance islamique, seul parti islamique légal dans le pays jusqu’à son interdiction fin août et l’arrestation de ses cadres mi-septembre. Le pouvoir tadjik accuse les membres de ce parti, considéré comme modéré, d’être à l’origine de violences qui ont fait plus de 40 morts en septembre lors d’affrontements entre rebelles et forces de l’ordre. Trois vice-présidents du parti, plusieurs conseillers, des responsables régionaux et le porte-parole du parti avaient déjà été arrêtés au cours du mois de septembre. Son président, Moukhiddine Kabir, a quant à lui quitté le Tadjikistan en mars et réside en Turquie.

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