Décès de l’historien russe Iouri Afanassiev

Moscou — L’historien russe Iouri Afanassiev, connu pour avoir été l’un des principaux idéologues de la perestroïka, est décédé lundi à Moscou, ont annoncé ses proches et l’Université moscovite des sciences humaines, dont il était le recteur.

Né en 1934, Iouri Nikolaïevitch Afanassiev venait tout juste de célébrer son 81e anniversaire, a précisé son gendre Viktor Pritchesniaïev sur les ondes de la radio russe Ekho Moskvy, sans préciser les causes de son décès.

L’université moscovite des sciences humaines (RGGU) a confirmé « avec une profonde tristesse » la mort de son recteur, selon un communiqué disponible sur son site.

Cofondateur et ancien député du mouvement aujourd’hui disparu Russie démocratique, M. Afanassiev est considéré en Russie comme l’un des « bâtisseurs » de la perestroïka lancée en 1985 par le dirigeant de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev.

Il était également connu pour avoir qualifié en 1989 les communistes de « majorité agressive-obéissante », une expression devenue célèbre dans le pays.

En 1993, deux ans après l’explosion de l’URSS en 1991, il s’était retiré de la politique active pour se consacrer à son métier d’historien et d’universitaire à la tête de l’Institut des archives historiques de Moscou, devenu depuis la RRGU, dont il était devenu le recteur en 2003.

Quelques mois avant sa mort, en mai, Iouri Afanassiev avait accusé le président russe de favoriser la renaissance du stalinisme en Russie sous la forme d’un « nazisme russe poutinien-orthodoxe-tchékiste ».

 

1 commentaire
  • Colette Pagé - Inscrite 14 septembre 2015 16 h 34

    Un jour le printemps russe arrivera !

    Dans une émission de Planète + ayant pour titre "Poutine pour toujours", le Président russe était interrogé par un intervenant : sous le régime Poutine, la Russie ne devient-elle pas de plus en stalinienne.

    Mais non répondit-il ? La Russie est un pays libre et démocratique.

    La réalité démontre toutefois le contraire.

    Des élections truquées, l'absence de liberté d'expression et d'information, l'assassinat de 22 journalistes, l'emprisonnement d'opposants politiques, un système de justice corrompu, une police politique brutale qui n'a de compte à rendre qu'au Président dont les méthodes ressemblent à celle du KGB, des lois qui condamnent les homosexuels dont le système de justice est dirigé par le pouvoir, un système qui emprisonne les opposants, qui interdit les manifestations, qui enrichit les oligarques avec un président dont la fortune est estimée à 22 milliards, qui fait amender la constitution à sa guise afin de rester au pouvoir.....à vie ? Un régime complice avec l'Église orthodoxe russe qui bénéficie de nombreux privilèges.

    Mais un jour, malgér les répressions, le printemps russe arrivera comme ailleurs dans le monde. La jeunesse en aura assez de ce système dictatorial corrompu.