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Las des piques de ses rivaux - Howard Dean contre-attaque

Des Moines - Howard Dean, dont l'avance se réduit dans les sondages, est passé à la contre-attaque, las des piques de ses rivaux démocrates dans la course à la Maison-Blanche, qui connaît lundi son premier round avec le caucus de l'Iowa.

Selon une enquête Zogby, Dean récolte dans cet État du centre 24 % d'opinions favorables, contre 21 % pour le représentant Dick Gephardt et le sénateur John Kerry, à égalité. À moins d'une semaine du scrutin, 13 % des démocrates n'ont pas encore arrêté leur décision.

Dean, ancien gouverneur du petit État du Vermont, a choisi la guerre d'Irak pour sa contre-offensive, soulignant qu'il a toujours été contre l'intervention militaire américaine.

Depuis mardi, un spot publicitaire est diffusé sur les chaînes de télévision locales de l'Iowa dans lequel Dean attaque nommément ses principaux adversaires pour avoir suivi le président George W. Bush sur le dossier irakien.

«Quelle était la position des démocrates de Washington sur la guerre? Dick Gephardt a écrit la résolution autorisant la guerre. John Kerry et John Edwards ont tous deux voté pour la guerre. Puis Dick Gephardt a voté pour dépenser 87 milliards de dollars de plus pour l'Irak», indique la publicité.

Son directeur de campagne, Joe Trippi, a enfoncé le clou. «ll y a des révélations quotidiennes sur la manière dont cette administration a déformé les faits ayant conduit à la guerre», a-t-il souligné dans un communiqué mardi, après les déclarations critiques de l'ex-secrétaire au Trésor Paul O'Neill.

Depuis lundi, Howard Dean laisse transparaître des signes de nervosité qui pourraient aussi s'expliquer par une progression dans le New Hamphire de Wesley Clark, autre candidat démocrate. Selon plusieurs sondages, ce dernier a relégué le sénateur John Kerry à la troisième place dans cet État où se tiendra la première primaire, une semaine tout juste après l'Iowa.

«Je passe à l'attaque contre tout le monde car j'en ai marre d'être un punching-ball», a avoué en début de semaine Howard Dean. Il s'était refusé jusqu'à présent à s'en prendre directement à ses rivaux, estimant que les électeurs n'apprécient pas cette manière de faire.