Appels au calme de la part d’alliés

Istanbul — L’Union européenne et les États-Unis ont appelé mardi la Turquie à s’en tenir à une « réponse appropriée » dans ses attaques aériennes contre la rébellion kurde du PKK, s’inquiétant de l’ampleur des raids aériens turcs qui entretiennent le cycle de représailles et pourraient tuer des civils.

Au moins trois autres soldats turcs ont été tués mardi dans deux nouveaux attentats attribués au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans l’est du pays. L’un a visé un convoi militaire, qui a sauté sur une mine, et l’autre une garnison militaire attaquée au lance-roquettes.

Selon un décompte de l’AFP, au moins 20 membres des forces de l’ordre ont été tués depuis la fin de la trêve il y a quinze jours entre la guérilla et le pouvoir central. Ankara poursuit pour sa part les raids aériens contre la rébellion en touchant mardi une de ses positions sur le territoire turc, près la frontière irakienne, ont indiqué les médias.

Violences

L’armée affirme avoir tué plus de 260 combattants dans ses bombardements quotidiens. Selon des sources kurdes, dix civils irakiens ont aussi été tués dans des raids ce week-end, mais l’armée affirme n’avoir visé aucune zone habitée. Dans un communiqué publié à Bruxelles, le commissaire européen à l’Élargissement, Johannes Hahn, s’est dit « très préoccupé » par l’escalade de la violence.

De Washington, le porte-parole du département d’État, Mark Toner, a envoyé le même message. « Nous voulons que le PKK renonce à la violence et reprenne les discussions avant le gouvernement turc […] et nous voulons voir le gouvernement turc répondre de manière proportionnée » aux attaques, a-t-il dit.

Un attentat survenu le 20 juillet à Suruç (sud) a déclenché un cycle de représailles entre la guérilla et l’armée turque.