Séisme à Bam - La Croix-Rouge canadienne identifie les besoins

Tandis que les survivants du séisme survenu la semaine dernière à Bam, en Iran, tentaient toujours de surmonter leur douleur, hier, les responsables de la Croix-Rouge canadienne étaient en train de déterminer de quelle façon dépenser les futurs dons des Canadiens.

«Nous regardons au-delà de la phase de recherche et de sauvetage, qui est pas mal terminée, afin de voir quels seront les besoins à long terme», a affirmé Suzanne Charest, agente de communications à la Croix-Rouge canadienne, depuis sa tente de Bam, antique cité du sud de l'Iran où le séisme a le plus durement frappé, le 26 décembre.

Hier matin, les Canadiens avaient déjà fait don de plus de 1,1 million $ à l'organisme humanitaire.

Parmi les options envisagées figurent le financement de la reconstruction d'écoles, la construction de quartiers généraux de la Société du Croissant-Rouge ou d'un centre de gestion des opérations en cas de catastrophe, de même que la mise en place de programmes de planification des mesures d'urgence en cas de catastrophe et de consultation psychologique.

«La plupart des gens touchés directement [par le séisme] sont toujours en état de choc», a indiqué Mme Charest, à la suite d'une première visite de la ville dévastée.

«Je crois que beaucoup de gens pensent encore qu'il s'agit d'un cauchemar et qu'ils vont se réveiller et que tout sera à nouveau normal», a-t-elle ajouté.

Bien que l'essentiel de l'aide internationale soit effectuée en fonction d'une reconstruction de la ville, Mme Charest a reconnu qu'«il est en ce moment vraiment difficile d'imaginer de reconstruire».

«Pas mal de choses vont être nécessaires pour faire en sorte que les infrastructures de base soient opérationnelles», a-t-elle déclaré.

Quelque 80 000 personnes se sont retrouvées sans domicile, à la suite de la catastrophe naturelle. Plusieurs vivent depuis dans des tentes canadiennes érigées à proximité des ruines de leur domicile.

«Les gens ne veulent pas abandonner leurs possessions, alors ils installent la tente sur leur propriété ou sur le trottoir en face de leur maison», a affirmé Carl-David Fraser, qui a supervisé la distribution de l'approvisionnement fourni par la Croix-Rouge canadienne.

«Beaucoup de gens aimeraient quitter la région, mais ils n'ont nulle part où aller, alors ils restent ici», a-t-il ajouté.