Chine - Le cas suspect de SRAS tendrait à se confirmer

Pékin - Les premiers résultats d'analyses pratiquées sur un malade en Chine indiquent que le patient «pourrait peut-être» être touché par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), a annoncé hier le gouvernement chinois, alors que d'autres tests étaient toujours pratiqués à Hong Kong.

Les spécialistes chinois continuaient d'analyser des échantillons de prélèvements réalisés dans la gorge du patient pour tenter de confirmer ce diagnostic, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle.

L'agence a communiqué cette information de manière inhabituellement hésitante, citant le centre de prévention et de contrôle des maladies de la province du Guangdong (sud de la Chine). La télévision publique chinoise a relayé l'annonce de manière aussi timide. Aucun autre détail n'était pour le moment disponible de source officielle.

La Chine a accepté, à la demande de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), que le système de santé indépendant du territoire de Hong Kong répète les premiers tests qui n'avaient pas donné de résultat définitif.

Selon l'OMS, certains des tests pratiqués en Chine étaient revenus positifs, alors que d'autres s'étaient révélés négatifs.

Le premier en cinq mois

Le cas suspect de SRAS détecté dans la province du Guangdong, un producteur de télévision âgé de 32 ans, est le premier en Chine depuis le mois de juillet. Il a été hospitalisé le 20 décembre.

Les derniers patients maintenus en quarantaine après avoir été en contact avec le malade devraient rentrer chez eux, ont rapporté les médias officiels. Aucun des très nombreux patients gardés en observation n'a développé de symptômes en 14 jours.

«Il est clair que le patient [...] souffre de pneumonie et présente des signes et symptômes qui pourraient correspondre au SRAS, a indiqué l'OMS sur son site Web. Toutefois, ces signes et symptômes pourraient également avoir pour origine un grand nombre d'autres maladies infectieuses.»

Les autorités médicales chinoises tentent toujours de déterminer comment ce producteur a pu être exposé au SRAS. Selon Chine nouvelle, son immeuble a été fouillé minutieusement, notamment les systèmes d'évacuation et de désinfection. Une pharmacie qu'il a fréquentée a aussi été inspectée.

L'épidémie de pneumonie atypique a touché plus de 8000 personnes dans le monde, provoquant la mort de 774 malades. En Chine, 349 décès ont été enregistrés, contre 299 sur le territoire de Hong Kong.