Moins de conflits, mais plus de victimes

Londres — L’Institut international pour les études stratégiques (IISS) a lancé mercredi à Londres la première édition de son rapport sur les conflits armés à travers le monde qui montre qu’en 2014 ceux-ci ont été à la fois moins nombreux, mais plus meurtriers. Le rapport se penche en détail sur la nature et les conséquences des 42 conflits armés (guerres civiles, insurrections,…) répertoriés dans le monde en 2014, soit 21 de moins que les 63 recensés en 2008. « Le nombre de conflits armés a progressivement diminué depuis le lancement de notre base de données, […] mais ce déclin a été plus que compensé par la montée inexorable de l’intensité de la violence associée à ces conflits », a souligné Nigel Inkster, spécialiste des menaces transnationales à l’IISS. Alors que les 63 conflits en 2008 avaient fait un total de 56 000 victimes, plus de 180 000 personnes sont mortes dans les 42 conflits l’année dernière, soit plus de trois fois plus. La guerre en Syrie, qui a fait 70 000 victimes en 2014 sur un total de plus de 200 000 en quatre ans, est en grande partie responsable de cette nette augmentation. L’avancée du groupe État islamique a par ailleurs causé la mort l’année dernière de 18 000 personnes en Irak, le deuxième pays où un conflit a été le plus meurtrier en 2014 devant le Mexique, selon le rapport de l’IISS.