Nouvelle journée de violences à Kinshasa

Kinshasa — Privée d’Internet, Kinshasa connaissait mardi une deuxième journée de violences entre policiers et jeunes hostiles au président Joseph Kabila, en marge de l’examen d’une nouvelle loi électorale qualifiée de coup d’État constitutionnel par l’opposition. Les autorités de la République démocratique du Congo ont ordonné aux opérateurs de télécommunications de couper Internet jusqu’à nouvel ordre dans toute la capitale, alors qu’un parti politique dénonçait l’arrestation de son président, impliqué dans l’organisation des manifestations de la veille. De nouvelles scènes de pillages ont été observées dans plusieurs quartiers du sud et de l’ouest de la capitale, où la situation restait confuse dans l’après-midi. Comme la veille, on signalait un rassemblement d’étudiants près de l’université de Kinshasa, mais les abords du quartier étaient bouclés par les forces de l’ordre et l’accès en était impossible. Lundi, la police avait ouvert le feu sur les étudiants pour les disperser. Au total, les autorités ont dénombre quatre morts lundi, mais selon l’opposition et un diplomate, il pourrait y en avoir eu bien plus, jusqu’à une quinzaine.