Poutine gracie

Le président russe Vladimir Poutine
Photo: Mikhail Klimentyev - Presidential Press Service via Associated Press Le président russe Vladimir Poutine

Les deux jeunes femmes emprisonnées du groupe contestataire russe Pussy Riot pourraient être libérées grâce à une loi d’amnistie qui s’appliquerait à de nombreux détenus, à l’exception notable de l’ex-oligarque et critique du Kremlin, Mikhaïl Khodorkovski, selon un projet de loi publié mardi.

 

Libérable l’an prochain après avoir déjà purgé dix ans de prison pour escroquerie et fraude fiscale, M. Khodorkovski pourrait au contraire voir sa détention prolongée, le parquet général enquêtant sur plusieurs autres affai- res impliquant l’ex-magnat du pétrole.

 

La Chambre basse du Parlement russe (Douma) a publié mardi un projet de loi d’amnistie dont bénéficieraient les deux Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, trois mois seulement avant leur libération à l’issue d’une peine de deux ans de camp.

 

Ce projet ne mentionne aucun cas particulier mais précise que l’amnistie s’appliquera à des personnes condamnées à des faits mineurs, tels le hooliganisme, ou inculpées de charges mineures.

 

Les deux jeunes femmes pourraient cependant être exclues de la future loi d’amnistie si un tribunal jugeait qu’elles ont enfreint la réglementation dans le camp où elles purgent leur peine.

 

Également concernés par la loi d’amnistie, les 30 membres de l’équipage de Greenpeace issus de 19 pays, remis en liberté sous caution récemment après une action de protestation en septembre contre une plateforme pétrolière dans l’Arctique russe, pourraient être autorisés à quitter la Russie.

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