Russie - L’opposant Navalny est en liberté surveillée

Alexeï Navalny sera en liberté surveillée
Photo: Dmitry Lovetsky Associated Press Alexeï Navalny sera en liberté surveillée

La justice russe a remis vendredi en liberté surveillée l’opposant Alexeï Navalny, dont la condamnation à cinq ans de camp a été vivement critiquée en Occident, envenimant des relations déjà difficiles avec Moscou.

Le tribunal de Kirov (900 km à l’est de Moscou), où la peine avait été prononcée et où l’opposant et candidat à l’élection du maire de Moscou avait été immédiatement incarcéré, a accédé à la demande formulée à la surprise générale jeudi soir par le parquet.

 

« La demande du parquet doit être satisfaite », a déclaré le juge.

 

Alexeï Navalny et son coaccusé Piotr Ofitserov, qui assistaient à l’audience dans une cabine vitrée, ont été libérés immédiatement, après une nuit en détention.

 

Interrogé sur cette situation, M. Peskov a répondu que toutes les décisions avaient été prises « en conformité avec la loi ».

 

« Le président n’a pas le droit de commenter une décision de justice. Les décisions de justice doivent être respectées », a souligné le porte-parole du président.

 

Alexeï Navalny doit revenir à Moscou samedi matin par le train de nuit.

 

Il sera en liberté surveillée jusqu’à l’entrée en vigueur définitive de sa peine, c’est-à-dire après l’examen en appel, dont la date n’a pas été fixée.

 

Les États-Unis s’étaient dits la veille « profondément déçus » par sa condamnation, y voyant des « motifs politiques », alors que les relations sont déjà tendues entre Moscou et Washington, notamment en raison du refuge accordé par la Russie à l’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden.

 

Le New York Times a affirmé jeudi qu’une visite du président Barack Obama à Moscou, annoncée pour les 3 et 4 septembre, en marge du G20, pourrait être remise en question.

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