La Russie conseille à Edward Snowden d'accepter l'offre du Venezuela

Moscou — Un influent parlementaire russe qui parle souvent au nom du Kremlin a encouragé dimanche le responsable des fuites sur le programme d'espionnage de la NSA à accepter l'offre d'asile politique du Venezuela.
 
Alexeï Pushkov, qui est à la tête du comité des Affaires internationales au Parlement russe, s'est tourné vers Twitter pour signaler que le Venezuela attendait une réponse d'Edward Snowden, et qu'il s'agissait là peut-être d'une dernière chance pour le fugitif d'obtenir l'asile politique.
 
Le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Elias Jaua, a soutenu samedi que les autorités du pays n'étaient pas encore entrées en contact avec Edward Snowden.
 
Ce dernier se trouverait toujours dans la zone de transit de l'aéroport de la capitale russe depuis son arrivée en provenance de Hong Kong, le 23 juin. Il n'a pu quitter l'aéroport car les États-Unis ont annulé son passeport.
 
Le ministre Elias Jaua a dit s'attendre à faire le point avec les autorités russes lundi.
 
Le Kremlin a hâte

Les commentaires d'Alexeï Pushkov semblent indiquer que le Kremlin commence à avoir hâte de se débarrasser de celui qui est accusé d'avoir enfreint les lois américaines en matière d'espionnage en divulguant des documents confidentiels sur les programmes de surveillance de l'agence nationale de sécurité des États-Unis.
 
Washington souhaite qu'il rentre au pays afin de faire face à des accusations d'espionnage.
 
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé tôt samedi matin, heure de Moscou, qu'il accorderait l'asile politique à Edward Snowden. Ni le Kremlin, ni le ministère russe des Affaires étrangères n'a donné suite à cette offre.
 
Pour se rendre en Amérique du Sud, Edward Snowden devrait obtenir des documents de voyage du Venezuela et il devrait trouver un moyen de s'y rendre. Le seul vol commercial direct de Moscou prévoit une escale à La Havane.
 
Le vol entre Moscou et La Havane pourrait causer des complications, puisqu'il passe au-dessus de l'Europe et des États-Unis. La semaine dernière, certains pays européens avaient interdit à l'avion du président bolivien Evo Morales de pénétrer dans leur espace aérien, croyant qu'Edward Snowden était à bord de l'appareil.
 
Elias Jaua a affirmé que si M. Snowden était «persécuté pour avoir révélé l'existence d'un programme d'espionnage», le Venezuela avait «le droit d'évaluer, de considérer et d'accepter [sa] demande d'asile».
1 commentaire
  • Jocelyn Cloutier - Inscrit 7 juillet 2013 16 h 53

    La justice au service de voyous et de frustrés ?

    Est-ce moral de vouloir détruire une vie (la seule qui nous est donnée) pour avoir dénoncé son gouvernent qui s'adonnait de façon sournoise, illégale et méprisable envers d'autres gouvernements souverains et légitimes ?
    Si par définition, la justice peut se définir ainsi: " La justice est un principe philosophique, juridique et moral fondamental ... " (Wikipédia), la chasse à Edward Snowden ne relève certainement pas de cette définition.
    Je comprends la frustration des fonctionnaires et politiciens impliqués dans cette sordide affaire d'espionnage bien planifiée et organisée mais si la justice américaine se respecte, elle ne devrait certainement pas collaborer à cet acte de destruction humaine organisée par les responsables de ce petit jeu d'espionnage inacceptable aux yeux de tous.