Aussitôt lancée, aussitôt écrasée

Le programme aérospatial russe a subi un autre revers mardi.
Photo: Agence France-Presse (photo) Natalia Kolesnikova Le programme aérospatial russe a subi un autre revers mardi.

Moscou — Une fusée russe qui emportait trois satellites s’est enflammée avant de s’écraser dans un lancement télédiffusé mardi, donnant un autre coup dur à la crédibilité du programme spatial russe.


Le moteur de la fusée Proton-M s’est éteint de manière inattendue 17 secondes après le décollage, et la fusée s’est écrasée à environ deux kilomètres de son pas de tir de Baïkonour, au Kazakhstan.


Il s’agit du plus récent d’une série d’échecs qui pourrait nuire grandement à la réputation de la Russie et éventuellement coûter au pays une portion du marché lucratif de lancements de satellites.


Une diffusion en direct par la chaîne étatique Rossiya-24 a montré la fusée piquant du nez, prenant en feu et s’écrasant dans une géante boule de feu. La puissante explosion a creusé un cratère de 200 mètres et envoyé des vapeurs toxiques dans les airs, incitant l’administration de la ville de Baïkonour, à 80 kilomètres de l’endroit, à appeler les résidants à fermer leurs fenêtres et à demeurer à l’intérieur pendant plusieurs heures.


L’avis a été levé quelques heures plus tard, après que les autorités eurent indiqué que la plupart du carburant avait brûlé dans l’écrasement et que les précipitations eurent dispersé rapidement le nuage toxique.


Les responsables russes ne rapportent ni blessures ni dégâts matériels au sol. Les responsables russes évoquent des problèmes de fabrication et des erreurs d’ingénierie.


Une autre fusée Proton-M s’était écrasée après son décollage en août 2012.


Plusieurs militants environnementaux du Kazakhstan ont rapidement réclamé la fin des lancements russes à partir du centre spatial construit du temps de l’Union soviétique.


La Russie verse 115 millions de dollars au Kazakhstan pour louer à l’année les installations dans une entente allant jusqu’en 2050.

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