Scandale de la NSA - Edward Snowden n'aurait pas pris l'avion pour Cuba

Moscou — L'homme à l'origine du scandale concernant les programmes de surveillance secrets de l'agence nationale de sécurité des États-Unis (NSA) n'était pas dans l'avion qui devait le conduire de Moscou à La Havane lundi.
 
Les journalistes de l'Associated Press à bord ont rapporté que le siège réservé par Edward Snowden était vide et qu'il ne semblait pas être dans l'appareil.
 
Une représentante de la compagnie aérienne Aeroflot a révélé sous le couvert de l'anonymat que l'ancien employé d'un sous-traitant de la NSA n'avait pas pris le vol SU150 à destination de la capitale cubaine.
 
Citant une source au sein des forces de sécurité russes, l'agence de presse Interfax a également indiqué que le jeune homme de 29 ans n'était pas monté dans l'avion.
 
Plus tôt lundi, Aeroflot avait confirmé que M. Snowden s'était enregistré pour le vol en utilisant son passeport américain, que les États-Unis affirment avoir révoqué.
 
Edward Snowden est arrivé à Moscou dimanche en provenance de Hong Kong, où il se terrait depuis quelques semaines afin d'échapper à la justice américaine. L'Équateur étudie présentement sa demande d'asile.
 
Après avoir passé la nuit à l'aéroport de la capitale russe, l'Américain, qui a admis avoir divulgué des documents confidentiels à des médias, devait s'envoler vers Cuba puis vers le Venezuela avant de se rendre en Équateur.
 
M. Snowden, qui a aussi travaillé comme technicien pour la CIA, a fui la Chine afin d'empêcher les États-Unis d'obtenir son extradition pour espionnage.
 
Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, avait annoncé dimanche que son gouvernement avait reçu la demande d'asile. Il a ajouté lundi que la décision «avait quelque chose à voir avec la liberté d'expression et la sécurité des citoyens à travers le monde». WikiLeaks a également assuré qu'il aiderait Edward Snowden.
 
L'Équateur a rejeté les appels à la coopération des États-Unis et soutient le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, en l'autorisant à rester dans son ambassade à Londres afin d'échapper à la justice.
 
Edward Snowden a fourni des documents à The Guardian et au Washington Post au sujet des vastes programmes de surveillance permettant au gouvernement américain de recueillir un nombre important de données téléphoniques et électroniques au nom de la sécurité nationale.