Edward Snowden est inculpé pour espionnage

Une bannière en soutien à Edward Snowden est déployée dans le quartier des affaires de Hong Kong.
Photo: Kin Cheung Associated Press Une bannière en soutien à Edward Snowden est déployée dans le quartier des affaires de Hong Kong.

Edward Snowden, l’homme à l’origine du scandale des programmes de surveillance de l’agence nationale de sécurité des États-Unis (NSA), a été inculpé pour espionnage par la justice américaine qui a demandé à Hong-Kong de l’interpeller, affirmait vendredi le Washington Post.


Le jeune homme de 29 ans, réfugié depuis le 20 mai à Hong-Kong, est visé par un mandat d’arrêt provisoire, précise le quotidien qui cite des responsables américains s’exprimant sous couvert d’anonymat.


Un homme d’affaires islandais a par ailleurs annoncé vendredi qu’un avion privé était à la disposition d’Edward Snowden, s’il souhaitait quitter Hong-Kong pour se rendre en Islande. Olafur Vignir Sigurvinsson a précisé qu’il n’avait pas parlé directement avec M. Snowden, mais qu’il était en contact avec une tierce partie qui représente le fugitif.


Le gouvernement de l’Islande a toutefois déclaré ne pas avoir reçu de demande d’asile de la part de l’Américain, qui a récemment révélé le rôle qu’il avait joué dans la divulgation de documents confidentiels de la NSA au sujet de ses programmes de surveillance téléphonique et électronique.


D’autre part, le quotidien britannique The Guardian a rtapporté vendredi que le programme de surveillance électronique international du Royaume-Uni est tellement vaste qu’il dépasse même en importance celui des États-Unis. Citant des documents internes du service de renseignement britannique, le journal a affirmé que les espions du Royaume-Uni tiraient parti du réseau mondial de câbles à fibre optique pour glaner de l’information, ce qui leur assurait le plus important accès au Web du groupe des « Five Eyes », le surnom donné à l’alliance du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande en matière d’espionnage.


En théorie, cela signifie que les autorités britanniques et leurs alliés pourraient accéder à une bonne partie des communications téléphoniques ou électroniques échangées chaque jour un peu partout sur la planète. Le volume exact de données recueillies par le Royaume-Uni grâce au réseau de câbles à fibre optique n’est pas connu, mais il est probablement énorme.