L'équipe médicale de Guantánamo est augmentée

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	Les manifestations réclamant la fermeture de la prison de Guantánamo se poursuivent aux États-Unis.</div>
Photo: Agence France-Presse (photo) Stan Honda
Les manifestations réclamant la fermeture de la prison de Guantánamo se poursuivent aux États-Unis.

Les autorités militaires américaines ont annoncé lundi l’arrivée de renforts médicaux à la prison de Guantánamo, touchée depuis bientôt trois mois par une grève de la faim qui affecte désormais 60 % des détenus.


Une quarantaine de membres du personnel médical des forces armées, parmi lesquels des infirmières et des spécialistes, sont arrivés pendant le week-end sur la base américaine érigée à Cuba, a indiqué dans un communiqué le lieutenant-colonel Samuel House. Il a précisé que ces renforts avaient été prévus « il y a plusieurs semaines, face à un nombre croissant de détenus choisissant de dénoncer leur détention ».


Le nombre de détenus en grève de la faim est resté stable dimanche et lundi, après avoir passé la barre des 100 samedi, sur une population carcérale de 166, a ajouté le porte-parole de la prison. Mais 21 d’entre eux sont désormais alimentés par des tubes reliés directement à l’estomac par la cloison nasale, selon le lieutenant-colonel House. Et parmi eux, cinq étaient toujours hospitalisés, a-t-il ajouté.


Il a précisé « qu’aucun détenu n’était près de mourir », démentant les allégations d’un historien de Guantánamo.


La grève de la faim était lundi à son 83e jour et entrait dans sa 12e semaine. Selon les avocats, le mouvement a été déclenché le 6 février quand des corans avaient été examinés d’une manière que les prisonniers ont jugée blasphématoire. Mais la plupart des protestataires dénoncent maintenant plus largement leur détention illimitée depuis 11 ans, sans inculpation ni procès.


Le spécialiste britannique de la prison Andy Worthington a estimé sur son blog que « quatre prisonniers étaient proches de la mort » en raison de la grève de la faim, citant une « source crédible à l’intérieur de Guantánamo ». Il précise que parmi ces quatre détenus, figure Khiali Gul, un Afghan qui fait partie des 86 détenus que l’administration Obama a jugés « libérables faute de preuves ».


« C’est le droit des détenus de protester. Cependant, c’est notre mission de leur fournir un environnement sain, humain et sûr et nous ne laisserons pas nos prisonniers mourir de faim », avait récemment déclaré récemment le lieutenant-colonel House.


Vendredi, la Maison-Blanche avait indiqué qu’elle continuait à « suivre de près » la grève de la faim, réaffirmant « l’engagement du président Barack Obama à fermer la prison ».

2 commentaires
  • Zohra Joli - Inscrit 30 avril 2013 08 h 49

    Assez c'est assez !

    Une vraie honte pour le gouvernement américain qui ne fait que mentir et promettre de fermer Guantanamo. Tous les citoyens de ce pays ont les mains tachées de sang des détenus de Guantanamo. Un scandale pour l'humanité qui a TROP duré, c'est assez !

  • Carroll Roy - Inscrit 1 mai 2013 22 h 45

    Un topo intéressant...

    celui de ce matin, 1ier mai, à Médium Large de R-C, sur le sujet.