Vérification d’antécédents pour les armes: le Sénat américain dit non

Le président américain Barack Obama a reçu avec une vive déception la décision du Sénat américain de rejeter mercredi une législation bipartisane visant à soumettre un plus grand nombre d’acheteurs d’armes à feu à des vérifications d’antécédents.

Entouré de son vice-président Joe Biden, de l’ancienne représentante Gabrielle Giffords et de parents de victimes de la fusillade de l’école Sandy Hook, mercredi, le président a lancé qu’il s’agissait d’un jour «honteux» pour Washington.

La politique partisane l’a emporté sur l’intérêt des citoyens, a martelé M. Obama, selon qui il n’y avait aucune raison cohérente d’en arriver à ce résultat.

Barack Obama a accusé les lobbys pro-armes d’avoir volontairement menti au sujet du contenu de la législation proposée. Il s’est désolé de voir une législation aussi «sensée» être écartée alors que, a-t-il dit, 90 pour cent des citoyens américains la soutiennent.

Il s’agit d’un dur coup pour l’administration Obama, qui s’était engagée à réagir vigoureusement sur le plan législatif dans la foulée du carnage survenu au mois de décembre à l’école primaire Sandy Hook à Newtown, au Connecticut.

Le président avait fait de l’élargissement de la vérification d’antécédents la pièce maîtresse de ses propositions en matière de contrôle des armes à feu. Il avait effectué plusieurs déplacements afin d’obtenir des appuis.

La semaine dernière, il s’était rendu au Connecticut et avait invité plusieurs parents des jeunes victimes à rentrer à Washington avec lui à bord de l’avion présidentiel Air Force One afin de leur permettre de rencontrer des législateurs.

Le vote du Sénat sera cependant bien accueilli du côté de la National Rifle Association, selon qui ce plan était inefficace et bafouait les droits des Américains en matière de possession d’armes à feu.

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