Le Pentagone autorisera les femmes à servir au combat

Le Pentagone a décidé d’autoriser les femmes à servir au combat, tirant les conséquences des récents conflits sans ligne de front en Irak et en Afghanistan, au cours desquels les femmes militaires ont versé le prix du sang.


Moins d’un an et demi après l’abolition de la loi américaine obligeant les militaires gays et lesbiennes à taire leur homosexualité sous peine d’exclusion de l’armée, la levée de l’interdiction de servir au combat constitue un nouveau changement majeur de philosophie alors que le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, doit quitter ses fonctions dans quelques semaines.


La décision du ministre a été prise sur recommandation du plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey. Les deux hommes « vont annoncer la levée de la règle excluant les femmes militaires des combats », vraisemblablement jeudi, a déclaré un haut responsable de la défense sous couvert d’anonymat.


Depuis une règle instituée en 1994, les femmes, au nombre de 204 714 dans l’armée (hors réserve et garde nationale), soit 14,5 % des effectifs, n’étaient pas censées servir au combat.


Concrètement, une femme ne peut, à l’heure actuelle, servir dans une section d’infanterie ou encore conduire un char. Mais nombre d’entre elles ont été déployées au cours de la décennie passée en Irak et en Afghanistan, conflit sans réelle ligne de front face à un ennemi qui se fond dans la population civile.