Israël et les États-Unis trouvent un compromis sur le mur de défense

Jérusalem — Israël et les États-Unis auraient trouvé un compromis sur le tracé controversé de la ligne de défense qu'Israël érige en Cisjordanie, tandis que Washington a haussé le ton contre le dirigeant palestinien Yasser Arafat.

Les médias israéliens d'hier rapportent que, conformément à ce compromis, la ligne de défense s'enfoncera de quelque 20 km à l'intérieur de la Cisjordanie de manière à placer du côté israélien de la ligne la colonie juive d'Ariel, comme le souhaitait Israël, mais que ce tronçon sera «un segment modulaire».

Autrement dit, il s'agirait d'un dispositif démontable. La presse avait également mentionné la solution d'une «brèche» dans ce secteur qu'auraient comblé des troupes et des moyens de détection sophistiqués.

L'arrangement a été conclu par Dov Weisglass, chef de cabinet du premier ministre Ariel Sharon, et Amos Yaron, directeur général du ministère de la Défense, avec Condoleezza Rice, conseillère du président américain George W. Bush pour la sécurité nationale.

M. Bush a publiquement manifesté à plusieurs reprises son mécontentement face au tracé de cette ligne (censée protéger Israël des infiltrations de kamikazes) qui, craint-il, compliquera les négociations futures sur les frontières de l'État palestinien.

Washington avait même menacé de pénaliser Israël en déduisant des 9 milliards de dollars de garanties bancaires accordés par le Trésor américain le montant correspondant aux dépenses consacrées à la colonisation dans les territoires occupés.

Mais selon les médias d'hier, l'administration Bush a décidé de maintenir la totalité des garanties du gouvernement américain octroyées à Israël.

Ce revirement de situation s'est accompagné d'un durcissement du ton à l'égard de Yasser Arafat, que Washington et Israël considèrent comme un «obstacle à la paix».

«Israël doit travailler à créer les conditions qui permettront la création d'un État palestinien en paix», a déclaré M. Bush devant l'Assemblée générale de l'ONU, en estimant également que le peuple palestinien avait été «trahi» par certains de ses dirigeants.

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