Condamnation des sismologues - Colère en Italie

La lourde peine de prison infligée aux sismologues italiens a suscité une avalanche de critiques et la démission de hauts responsables scientifiques du pays.

Jugeant que les conditions n’étaient plus réunies « pour travailler avec sérénité », le président de la Commission italienne «grands risques», Luciano Maiani, a démissionné mardi de son poste.


« Il n’est pas possible de fournir à l’État des avis sereins, désintéressés et hautement professionnels avec cette folle pression judiciaire et médiatique. Cela ne s’est jamais produit dans aucun autre pays du monde. Cela signifie la mort du service prêté par des professionnels à l’État », a-t-il expliqué.


Pour ce physicien de renom, le verdict constitue une « grave erreur ». Les scientifiques sont condamnés alors qu’« il n’y a eu aucune enquête contre ceux qui ont construit de manière inadaptée dans une zone sismique », s’est-il insurgé.


Dans la foulée, toute la présidence de la Commission, à savoir son vice-président et son président d’honneur, ont également démissionné, ainsi qu’un quatrième membre de cette institution.


L’un des scientifiques condamnés, Mauro Dolce, a par ailleurs démissionné mardi de son poste de directeur du service des risques sismologiques et vulcaniques de la Protection civile italienne.