Israël propose un nouveau tracé pour sa «clôture de sécurité»

Jérusalem — Le ministère israélien de la Défense a mis au point un nouveau plan pour la construction des prochains tronçons de la «clôture de sécurité» en Cisjordanie en tenant compte des critiques américaines sur son tracé, rapportait hier le quotidien israélien Maariv.

Le prochain tronçon de l'ouvrage inclut moins de terres palestiniennes que des projets initiaux qui visaient à protéger la colonie juive d'Ariel, à une vingtaine de kilomètres à l'est de la «Ligne verte» entre Israël et la Cisjordanie.

Il propose une alternative: un tracé le long de la «Ligne verte», du côté palestinien, ou bien un tracé autour d'un étroit corridor menant à Ariel.

En revanche, le nouveau tracé de la «clôture» s'enfonce profondément en territoire palestinien dans la région de Jérusalem pour englober tout Jérusalem-Est annexé et occupé depuis 1967 et des colonies urbaines de sa banlieue en Cisjordanie.

De source officielle israélienne, on souligne qu'il ne s'agit à ce stade que de projets qui n'ont pas été approuvés encore par le gouvernement.

«Il est possible de trouver des solutions de rechange au tracé futur de la clôture, compte tenu des remarques américaines et de la volonté clairement exprimée par le premier ministre [israélien Ariel Sharon] de minimiser autant que possible les dommages infligés par sa construction aux Palestiniens», avait déclaré la semaine dernière à l'AFP un haut responsable israélien.

«Il n'est pas question de modifier le tracé de ce qui a été construit, mais aucune décision n'a été prise encore concernant la suite des travaux», avait-il dit.

L'État hébreu a annoncé le 31 juillet l'achèvement des travaux de construction du premier tronçon (140 km) de cette «clôture» destinée officiellement à empêcher des «infiltrations terroristes» en Israël.

Appelée en Israël «clôture de sécurité» ou «clôture de séparation», elle est dénoncée

par les Palestiniens comme un «mur de l'apartheid». Elle est constituée d'ouvra-

ges d'une largeur pouvant atteindre des dizaines de mètres, dont une clôture électronique, des pistes de patrouille, des fossés antichars et, par endroits, une muraille de béton de huit mètres de haut.

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