La bibliothèque Gaston Miron demeurera propriété du Québec

Le poète Gaston Miron<br />
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le poète Gaston Miron

Paris — De passage à Paris, la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, a confirmé la nouvelle publiée hier par Le Devoir qui annonçait le transfert de la Bibliothèque Gaston Miron (BGM) à l'Université de la Sorbonne nouvelle Paris III. Cette décision signe l'abandon du projet de création d'un «Espace Québec», caressé par les services culturels de la Délégation, regroupant la BGM et la Librairie du Québec autour d'un café littéraire.

La ministre a précisé hier que le Québec demeurerait propriétaire des 17 000 documents actuellement conservés à la Délégation. Ceux-ci ne seront pas dispersés, mais regroupés, dès ce printemps, dans un même endroit dans la grande bibliothèque centrale de La Sorbonne nouvelle, située rue Censier, dans le Ve arrondissement de Paris.

Le gouvernement s'apprête à signer un contrat de cinq ans qui inclura le salaire d'une bibliothécaire québécoise pendant la première année. Une bibliothécaire française, qui suivra trois mois de formation à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, prendra ensuite la relève. Le Québec assumera le tiers de son salaire et fournira 10 000 $ par année pour l'achat de nouveaux livres. Le contrat pourra être réévalué dans cinq ans. Il n'est pas assuré que cette solution réduise les coûts. «Même si ça coûtait un peu plus cher [que le maintien de la BGM à la Délégation], ce serait avantageux», dit la ministre, car la BGM «sera plus accessible». La fréquentation de la bibliothèque de la rue Censier est estimée à 500 000 visiteurs par an. La Sorbonne nouvelle abrite aussi une petite Chaire d'études du Québec contemporain.

Concernant l'abandon, pour une seconde fois, d'un projet de centre culturel québécois à Paris, Monique Gagnon-Tremblay dit que «le problème, c'est que je n'ai pas d'argent. On pourrait toujours penser à l'idéal, mais il faut le financer». Une étude de Secor Europe avait envisagé plusieurs formes de financement, dont des cotisations de membres et la création d'une fondation privée.
1 commentaire
  • camelot - Inscrit 4 octobre 2011 11 h 57

    Diminuer et cacher

    Amoindrir et minimiser la présence du Québec, voilà la mission de Charest.