Réactions à la mort de ben Laden

Le peuple saoudien a été pris pour cible par «cette organisation terroriste», souligne le communiqué en référence à Al-Qaïda, qui avait auparavant une branche active dans le royaume.
 
Fils d'une grande famille saoudienne, Ben Laden avait été déchu de sa nationalité après avoir critiqué les relations de la famille royale avec les États-Unis après l'invasion du Koweït par l'Irak.
 
Un coup au terrorisme, selon Hamid Karzaï

À Kaboul, le président afghan Hamid Karzaï a estimé que la mort d'Oussama ben Laden était «un coup au terrorisme», et que l'opération au Pakistan prouve que le combat contre le terrorisme devait se mener à l'extérieur du pays.
 
«C'est un jour très important. Peut-être l'avez-vous déjà entendu à la télévision ou la radio que les forces américaines ont tué Oussama ben Laden, lui assenant le châtiment qu'il méritait», a déclaré le président afghan devant une assemblée de responsables de gouvernement de districts à Kaboul, une annonce accueillie par les applaudissements.
 
Mais le président Karzaï en a profité pour souligner que depuis «depuis des années, nous affirmons que le combat contre le terrorisme ne doit pas se mener dans les villages et les maisons afghans». «C'est un endroit sûr et aujourd'hui le prouve».
 
«Arrêtez de bombarder les villages afghans et de pourchasser le peuple afghan», a lancé le président Karzaï, tout en assurant que son pays était prêt à aider les Occidentaux dans la lutte contre les terroristes et les extrémistes. «Nous sommes avec vous et nous sommes vos alliés».
 
La présence française en Afghanistan

«La mort d'Oussama Ben Laden est un événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme», a souligné lundi le président Nicolas Sarkozy. «La France salue la ténacité des États-Unis qui le recherchaient depuis 10 ans».
 
Quelques heures après l'annonce de la mort du chef d'Al-Qaïda par le président Barack Obama, Nicolas Sarkozy estime que si «le fléau du terrorisme subit un échec historique, ce n'est pas la fin d'Al-Qaïda».
 
«Le combat contre les criminels qui s'en réclament doit se poursuivre sans relâche et rassembler tous les états qui sont victimes de ces crimes», observe le chef de l'État dans un communiqué.
 
«Principal responsable des attentats du 11 septembre 2001, Oussama Ben Laden était le promoteur d'une idéologie de haine et le chef d'une organisation terroriste qui a fait des milliers de victimes dans le monde entier, notamment dans les pays musulmans.»
 
Dominique de Villepin pour sa part a estimé qu'il voulait «croire que la communauté internationale saura trouver une nouvelle impulsion, une nouvelle coopération face à un terrorisme qui s'est disséminé sur la scène mondiale».
 
Peu avant son procès en appel dans l'affaire Clearstream au palais de justice de Paris, l'ancien Premier ministre a aussi dit penser «à ces milliers d'hommes et de femmes tombés sous les coups du fanatisme et de la haine d'Oussama ben Laden». Il a également dit vouloir «croire que les pays occidentaux sauront tirer les leçons de ces dix dernières années» et «éviter les tentations d'un amalgame — trop souvent commis par l'administration Bush — entre guerre contre le terrorisme et confrontation avec l'Islam».
 
Le Hamas condamne

à Gaza, e Premier ministre du Hamas, à la tête du gouvernement de la bande de Gaza, a condamné lundi les États-Unis pour avoir abattu le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden.
 
Ismail Haniyeh a estimé que l'opération est «la continuation de l'oppression américaine et du versement du sang musulman et arabe».
 
Devant la presse, le Premier ministre palestinien a expliqué que, malgré ses différences avec Al-Qaïda, il condamne l'assassinat d'un «combattant musulman et arabe» et prie pour que son «âme repose en paix».
 
Le Hamas répète régulièrement qu'il n'a aucun lien avec Al-Qaïda et que sa lutte armée ne vise qu'Israël, et non pas l'Occident en général.

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