Liste du centre Simon-Wiesenthal - Les dix propos les plus antisémites cette année

Los Angeles — Le Centre Simon-Wiesenthal, de Los Angeles, a publié une liste des dix déclarations les plus antisémites en 2010, qui reflètent selon lui l'ancrage de l'antisémitisme dans le pays.

Parmi les personnalités citées figurent, en première place, l'ex-doyenne des journalistes à la Maison-Blanche, Helen Thomas, le cinéaste Oliver Stone, l'ancien premier ministre malaisien Mahatir Mohammad, ainsi que le vice-ministre de l'Information de l'Autorité palestinienne, Moutawakkil Taha.

«Notre liste des dix insultes les plus antisémites couvre toute la gamme des personnalités de renom dont des journalistes, des responsables gouvernementaux, des célébrités, un cinéaste de renom et des universitaires», a déclaré le rabbin Marvin Hier, fondateur et directeur du Centre Simon- Wiesenthal, basé à Los Angeles.

«Malheureusement, notre liste montre que les dérapages antisémites que l'on croyait réservé à une petite frange lunatique font, en réalité, partie de pans majeurs de la société occidentale», a-t-il ajouté. Le 27 mai, en réponse à une question sur l'État hébreu en marge d'une célébration à la Maison-Blanche, Mme Thomas, 89 ans, avait affirmé que les Israéliens devaient «quitter la Palestine».

«Souvenez-vous que ces gens [les Palestiniens] vivent sous occupation et qu'il s'agit de leur territoire», a dit Mme Thomas. «Ils [les juifs] peuvent rentrer chez eux, en Pologne, en Allemagne, aux États-Unis ou ailleurs.»

Oliver Stone a, lui, dû affronter une avalanche de réactions en raison de propos publiés dans le Sunday Times, dans lequel il affirmait que si la culture occidentale met l'accent sur l'Holocauste c'est parce que les juifs «contrôlent les médias». Le réalisateur avait aussi estimé qu'Adolf Hitler «a fait bien plus de mal au peuple russe» qu'aux juifs.

L'ex-premier ministre malaisien Mahatir Mohammad, cité en troisième position, avait, lui, affirmé en janvier dernier que les juifs «avaient toujours été un problème dans les pays européens».

Enfin, en quatrième position figure Taha pour avoir remis en cause, sur un site ministériel palestinien, le lien entre les juifs et le Mur des Lamentations, lieu saint du judaïsme à Jérusalem-Est.
2 commentaires
  • Pierre-Olivier Perron - Inscrit 20 décembre 2010 14 h 06

    Et quoi! encore...

    D'une part, sans vouloir paraître antisémites, je trouve tout à fait aberrant l’appropriation de ce terme par le peuple hébreux, l’étymologie du mots nous apprend qu'en fait il s'agit d'une forme de racisme dirigé contre tout les peuples sémites, donc juif et arabe. Il est donc peu probable qu'un ministre palestinien puisse être qualifier d'antisémite. D'autre part, il est temps qu'ils réalise qu'ils ne sont plus des victimes en se monde, mais plutôt l'opposer par les temps qui court. On accorde trop d'importance à ces déclarations, parce que le monde se sent encore coupable pour les actes d'un illuminer, ceci dit je ne remet pas en doute que l'holocauste aie été une épreuve inhumaine, par contre ça ne leur donne pas le droit d'agir de façon similaire.

    Mais ceci n'est que mon opinion!!!

  • Karim Jbeili - Abonné 20 décembre 2010 21 h 48

    Qu'est-ce qu'un Antisémite?

    Un Antisémite c'est quelqu'un qui prononce le mot «juif» sans être lui-même juif. Encore qu'iil y ait des Juifs qui peuvent «bénéficier» de ce vocable mais on préfère les appeler self hating jews.
    Il n'y a par contre pas de vocable pour qualifier les agressions des Sémites juifs contre des Sémites musulmans ou chrétiens comme c'est le cas en Palestine par exemple.
    C'est pour cette raison qu'on dit alors que les agressions israéliennes sont inqualifiables....