Sécurité routière - « La route, une immense fabrique de handicaps »

Brigitte Saint-Pierre Collaboration spéciale

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé, en mars dernier, que la période allant de 2011 à 2020 serait la «Décennie d'action pour la sécurité routière».

L'objectif pour 2011? Stabiliser, puis réduire «le nombre prévu de décès imputables aux accidents de la route à travers le monde».

«Non seulement la route tue, mais elle est une immense fabrique de handicaps», a souligné Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière en France, lors des journées francophones de la sécurité routière, qui se sont tenues à Lyon les 22 et 23 novembre. Chaque année, environ 1,3 million de personnes perdent la vie et de 20 à 50 millions d'individus sont blessés à cause d'accidents de la route à travers le monde.

De son côté, le président de la Table québécoise de la sécurité routière, Jean-Marie De Koninck, comparant le Québec à la Suède et aux Pays-Bas, a mentionné que le nombre de morts sur les routes québécoises pourrait être réduit jusqu'à environ 350 par année. «Il y a encore beaucoup de chemin à faire.»

Mobilisation

Si la Belgique, la Syrie, le Maroc et le Mexique ont pris part à ces journées francophones de la sécurité routière, d'autres sont venus témoigner de situations plus graves. Car le nombre des décès sur les routes par 100 000 habitants est plus élevé au Sénégal que dans les pays développés. Et, selon Ndèye Awa Sarr, présidente de l'organisation non gouvernementale Laser International, il y a encore énormément à faire en Afrique de l'Ouest.

Aussi, le Québec et la France ont lancé l'idée d'une mobilisation des pays francophones pour la sécurité routière.

***

Collaboratrice du Devoir