Vision mondiale - Du sel et du savon pour Haïti !

L’organisme Vision mondiale est présent en Haïti pour venir en aide aux victimes du choléra.<br />
Photo: Agence Reuters Saint-Félix Evens L’organisme Vision mondiale est présent en Haïti pour venir en aide aux victimes du choléra.

L'organisme Vision mondiale est présent en Haïti à la fois pour offrir une aide humanitaire et pour soutenir le développement de collectivités. Il est aussi actif dans de nombreux autres pays.

En réponse à l'épidémie de choléra qui a frappé récemment certaines régions d'Haïti, une équipe de Vision mondiale sur place a distribué des sels pour favoriser la réhydratation, des tablettes de purification de l'eau et du savon. L'organisme a aussi notamment évalué la qualité de sources d'eau et nettoyé des latrines, en plus de faire de la sensibilisation sur des mesures d'hygiène pour prévenir la maladie.

Il a apporté une aide d'urgence à la suite du tremblement de terre survenu en janvier dernier en Haïti. Il a distribué de l'eau, des couvertures et des médicaments. «On a fourni plusieurs tentes et, en ce moment, on travaille à la construction d'abris plus sécuritaires dans la région de Corail. Et on est en train de construire des petites maisonnettes. On a construit beaucoup de latrines. On a construit des centres médicaux dans différents campements. On fournit de l'eau potable», mentionne la directrice de Vision mondiale pour le Québec, Isabelle Depelteau. L'organisme a aussi créé des espaces destinés aux enfants dans des camps et a mis au point un programme de nutrition pour les femmes enceintes et pour celles qui allaitent.

Il distribue également de la nourriture au Niger, aux prises avec une crise alimentaire. Il a aussi donné des formations à des travailleurs de la santé du gouvernement de ce pays sur la façon de gérer la malnutrition. Au Pakistan, il apporte une aide à des victimes des inondations.

Soutien à des enfants et à des collectivités

Par ailleurs, Vision mondiale apporte un soutien à des enfants et à des collectivités. Mme Depelteau mentionne que l'organisme est présent dans plus de 100 pays. «Le bien-être des enfants est au coeur des projets de développement», dit-elle. La directrice de Vision mondiale pour le Québec indique que chaque collectivité décide de l'orientation des projets qu'elle veut entreprendre. Certains ont trait à l'éducation, à la santé, à l'accès à l'eau potable, à la nutrition ou à l'agriculture. Des projets visent à servir de moteur économique à une collectivité. Vision mondiale soutient généralement une collectivité durant une période allant de 10 à 15 ans. L'objectif est de faire en sorte qu'elle devienne autonome.

En Haïti, une collectivité a notamment obtenu un moulin. Mme Depelteau explique que cela a permis d'alléger la tâche de jeunes filles, qui peuvent maintenant aller à l'école. Des projets d'accès à l'eau potable, d'irrigation et d'élevage ont aussi vu le jour. Des professeurs et des directeurs d'école ont reçu une formation. Pour leur part, les élèves disposent désormais d'une salle avec des ordinateurs.

Au Mali, Vision mondiale contribue aux efforts de sensibilisation aux «effets néfastes de l'excision». «Ce sont des femmes maliennes qui sont excisées, qui ont été excisées, qui vont de collectivité en collectivité. On facilite leurs déplacements. On leur donne du matériel, des outils, des moyens de transport, des motocyclettes pour qu'elles puissent aller de village en village pour faire de la sensibilisation auprès de femmes et d'hom-mes quant aux effets néfastes de l'excision chez les jeunes filles», explique Mme Depelteau.

Par ailleurs, Vision mondiale souhaite que tous les enfants des différents pays soient inscrits dans un registre des naissances et effectue du travail en ce sens. Mme Depelteau indique que cela leur offre une protection et elle ajoute qu'un enfant qui n'a pas de papiers peut être exploité. L'organisme souligne également que des enfants privés d'un certificat de naissance «se voient refuser l'accès à des droits fondamentaux comme les soins médicaux et l'éducation».

Parrainage et «cadeaux solidaires»


La directrice de Vision mondiale pour le Québec indique que les projets de développement sont financés en grande partie par le parrainage et par le catalogue de «cadeaux solidaires». Elle mentionne que le parrainage crée une communication directe entre un parrain et un enfant qui vit dans un pays en développement. «Mais l'argent est mis en commun pour le développement de la collectivité en vue du bien-être des enfants.» Le don mensuel de 35 dollars du parrain n'est pas versé directement à l'enfant. L'organisme estime que l'argent se rend à l'enfant de façon indirecte. «Ce qu'on fait, c'est qu'on le donne à la collectivité, qui va choisir ses projets de développement selon les critères préétablis par Vision mondiale [concernant] le bien-être des enfants», précise Mme Depelteau.

Après avoir décelé des besoins, Vision mondiale crée par ailleurs un catalogue de «cadeaux solidaires». Des gens d'ici peuvent ainsi par exemple offrir une chèvre, un mouton, une vache, des poules et des coqs, des lapins, des ânes, des cochons, des soins prénataux et postnataux, des antibiotiques, des ballons, des moustiquaires, du matériel scolaire, des vêtements, des arbres fruitiers, des poêles écologiques ou des panneaux solaires à des collectivités dans des pays en développement. Ce qu'ils ont choisi d'acheter, parmi ce qui se trouve dans le catalogue, est par la suite acheminé dans des pays du Sud.

Organisation

Vision mondiale se définit comme une «organisation de solidarité internationale qui lutte contre toutes les formes de pauvreté et d'injustice, à travers ses programmes d'aide humanitaire d'urgence et de développement et ses actions de plaidoyer». L'organisme ajoute que, «inspir[é] par [ses] valeurs chrétiennes, [il] apport[e] une aide aux enfants et aux familles les plus démunies sans aucune forme de discrimination sociale, ethnique ou religieuse».

Mme Depelteau précise que Vision mondiale travaille dans différents pays, dont le Pakistan, l'Inde et la Thaïlande, et n'impose pas ses valeurs. «Si on est bien reçu dans une centaine de pays, c'est parce qu'on respecte les cultures et les religions de ces pays-là.»

Vision mondiale reçoit des dons ainsi que des subventions de l'Agence canadienne de développement international et du Programme alimentaire mondial. L'organisme affirme avoir consacré en 2009 quelque 81,2 % de ses revenus à des programmes «qui luttent contre la pauvreté et aident des enfants et collectivités dans le besoin». Il ajoute avoir utilisé quelque 12,7 % de ses revenus pour la collecte de fonds et 6,1 % pour assumer des dépenses administratives.

Mme Depelteau mentionne que Vision mondiale internationale coordonne les interventions d'aide humanitaire, alors que les projets de développement relèvent plutôt de bureaux nationaux.

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Collaboratrice du Devoir
1 commentaire
  • Sophie Mangado - Inscrite 6 novembre 2010 10 h 34

    Publi-reportage?!

    Il aurait été honnête et utile de coiffer cet article de l’étiquette de publi-reportage. Je suis surprise, et un peu fâchée aussi, de trouver ça dans les pages du Devoir. Ce n’est qu’une énumération des « bonnes œuvres » de Vision Mondiale, sans mise en perspective. Et ce n’est ni rigoureux, ni pertinent, à mon humble avis.
    Et c’est d’autant plus questionnant que l’organisme a fait l’objet de critiques à plusieurs reprises. Un article sur le dessous des cartes de l’humanitaire, par exemple, aurait été bienvenu dans ce cahier spécial. Bien plus qu’une pub mal déguisée.