Des millions de détenus soumis à des traitements inhumains

New York — La torture est pratiquée dans la plupart des pays du monde et il y a actuellement plusieurs millions de détenus qui sont soumis à des traitements inhumains ou dégradants, a affirmé hier le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Manfred Novak.

«La torture est pratiquée dans la plupart des pays du monde», a-t-il déclaré à l'occasion de la présentation d'un rapport sur la question à l'Assemblée générale des Nations unies.

M. Novak a expliqué que parmi les 18 pays qu'il a visités, un seul, le Danemark, ne présentait aucun cas de torture. Ces 18 pays, a-t-il dit, représentent 10 % des États membres de l'ONU. «Je pense que c'est un échantillon représentatif» de la situation dans le monde. «C'est une image très triste que je dépeins», a-t-il dit.

«Il y a environ dix millions de prisonniers à travers le monde, dont je dirais que la majorité a été soumise à des traitements inhumains et dégradants. Mais il y a des millions d'autres personnes dans les lieux de détention de la police qui ont été traités de façon pire encore», a-t-il ajouté.

M. Novak a cité les cas de la Papouasie Nouvelle-Guinée, du Népal, de la Jamaïque, où la torture est pratiquée de façon systématique.

Il a également souligné que la prison américaine de Guantánamo était une prison «illégale». «Le seul fait que les prisonniers y sont détenus pour de longues périodes viole la loi internationale», a-t-il dit.

Les États-Unis, a-t-il souligné, ont une responsabilité spéciale pour que les autorités irakiennes cessent la torture et se conforment à la loi internationale.

Dans certains pays, les demandes de visites du rapporteur ont été rejetées, comme en Égypte, en Algérie, au Zimbabwe et à Cuba. M. Novak relève dans le rapport que «l'impunité est la cause première de l'usage répandu de la torture».
1 commentaire
  • maxou3563 - Inscrit 27 octobre 2010 20 h 07

    Pour une solution qui s'impose

    Si le droit international n'est plus applicable à cause de l'impunité de gens qui pratiquent la torture, qu'en serait-il de nos droits fondamentaux s'ils ne seraient plus respectés ici?

    Nous devons donc savoir qu'il en revient à chacun de nous de respecter les droits des autres comme étant son bien propre, puisque leur seul présence et respect contribue à la garantie du bon ordre social. La liberté est donc notre bien commun le plus grand.

    La vie nous apprend ainsi que ce que l'on espère récolter, il faut d'abord l'avoir semé; et nul n'étant mieux servi que par lui-même, plus nombreux nous serons, plus nous serons heureux...
    Je le dis à notre avantage. merci beaucoup!