Proche-Orient - Washington veut sauver les négociations

Jérusalem — L'émissaire américain George Mitchell était de retour hier à Jérusalem pour tenter de sauver les négociations de paix tandis qu'Israéliens et Palestiniens cherchaient à se prémunir contre la responsabilité d'un échec.

M. Nétanyahou s'efforce de minimiser l'impact des critiques internationales suscitées par sa décision d'autoriser la reprise des nouvelles constructions dans les colonies et les déclarations controversées de son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, à la tribune des Nations unies.

«Celui qui décide de continuer à construire des colonies et leur fournit aide et protection est celui qui décide de stopper les négociations», a déclaré pour sa part M. Abbas dans l'avion qui le ramenait d'un voyage à New York et à Paris.

«Mais nous sommes toujours déterminés à voir la réussite de négociations sérieuses et sincères», a-t-il ajouté, promettant qu'il annoncerait des «décisions historiques» lors d'une réunion de la Ligue arabe le 4 octobre à l'issue de laquelle la partie palestinienne doit se prononcer sur la poursuite des pourparlers.

M. Mitchell a rencontré hier soir le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, à Tel-Aviv. Aucun communiqué n'a été publié à l'issue de la rencontre. Il doit voir M. Nétanyahou aujourd'hui, puis M. Abbas demain à Ramallah.

Depuis l'expiration du moratoire, malgré d'intenses pressions internationales, en particulier américaines pour le prolonger, M. Nétanyahou a maintenu un profil médiatique très bas. Selon la radio militaire israélienne, il s'abstient de toute attaque contre Mahmoud Abbas pour éviter de donner à ce dernier une raison supplémentaire de rompre des négociations directes, relancées le 2 septembre après 20 mois d'interruption.

Un haut diplomate anonyme, cité par cette radio, a affirmé que plusieurs ambassadeurs israéliens auraient lancé des mises en garde sur les conséquences de l'isolement d'Israël dans le monde.
6 commentaires
  • Malartic - Inscrit 29 septembre 2010 12 h 58

    Le colonies juives en Palestine

    J'ai de la misère à comprendre ces histoires de "colonie juives" dans les territoires Palestiniens. Je me souviens que dernièrement une de ces colonies a été terminé par la force de l'Armé Israélienne qui à déménagé contre leur gré toutes les familles d'une de ces "colonie".
    Donc, ce ne serait pas nécessairement une "colonisation" dirigée par le gouvernement Israélien. Se pourrait-il que ces dites "colonies" sont le résultat d'émigrants juifs, qui acquièrent des propriétés légalement et forme des villages majoritairements juif tout comme nous avons des quartiers chinois, italiens, grecs, etc... On entend parler des attaques à la bombe et aux missiles contre les Israéliens mais j'ai pas entendue de protestation contre la dépossession arbitraire des terres appartenants à des palestiniens.

  • Democrite101 - Inscrit 29 septembre 2010 15 h 28

    Il n'y a rien à sauver dans ces négociations




    Il n'y a que deux peuples à sauver: le peuple palestinien à sauver d'un génocide par occupation et oppression, et le peuple juif d'Israël à sauver d'une 2e Shoah nucléaire prévisible.

    L'anéantissement des peuples est la conséquence des blocages politico-religieux, tous nourris de fanatisme, de haine et d'une obstination aussi folle que tragique.

    Depuis 1917, ils se haïssent et s'entre-tuent. Qui peut intelligemment penser qu'une négociation va effacer cette mémoire bouillie dans le sang des victimes ?

    Il n'y a qu'une solution: rapatrions nos compatriotes juifs israéliens en Amérique, la seule patrie où ils prospérèrent dans l'amitié citoyenne, la paix et la singularité culturelle protégée.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (à la retraite) d'Économique, d'Histoire et de Philosophie

  • Gravelon - Inscrit 30 septembre 2010 09 h 37

    raptriement

    Monsieur Légaré,
    votre proposition est tout simplement irréaliste. En fait la seule solution, c'est que la communauté internationale, en particulier les américains exercent des pressions réelles sur Israel pour en arriver à une solution juste, chose qu'ils vont finir par faire de toutes les façons, mais quand? et à quel prix?

  • Democrite101 - Inscrit 30 septembre 2010 10 h 06

    Aux grands maux les grands remèdes.


    Bonjour Gravelon

    Merci d'avoir pris la peine de commenter ma solution.

    Bien évidemment qu'elle est une grosse utopie. Mais le sionisme en 1890 en était une aussi, encore plus grosse peut-être et que même la majorité de Juifs n'en voulaient pas ! Et la Shoah, a contrario parce faite d'horreur, était impensable en 1938.

    Je la présente comme la seule utopie réalisable à long terme, le seul médicament politique pour éviter les deux catastrophes (deux prévisibles génocides l'un après l'autre) qui est la conséquence logique à tant de folies militaires et politiques.

    Souvenez-vous de la guerre de Cents Ans, et des 8 Croisades. Dans les deux cas la guerre cessa parce que les Anglais partirent de France et les Chrétiens quittèrent le Proche-Orient...

    Hors de l'utopie, pas de raison qui tienne dans un monde où la raison à-la-petite-semaine (la politique (diplomatie et subventions) du sionisme de bon voisinage des Occidentaux en cette région) n'est que de l'eau de Cologne sur un cancer de peau avancé.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (à la retraite) d'Économique, d'Histoire et de Philosophie

  • Gravelon - Inscrit 30 septembre 2010 11 h 16

    La complicité des médias

    Monsieur Légaré,
    je n'avais nullement l'intention d'être condesecndant à l'égard de votre utopie, et je suis d'accord qu'il faut y croire. Mais je ne peux pas m'empêcher de réagir à tant d'atrocités. Écoutez celle-là, rapportée par Info-palestine.net". Le 14 septembre dernier, à Beit Hanoun, vers 17h, Ibrahim Abu Sayed, berger bédouin âge de 91 ans, se trouvait au Nord de Sharab Street avec Hossam, son petit-fils de 17 ans et l’un de ses amis, Ismail Abu Oda, 16 ans. Ils s’occupaient du bétail sur leur terre située à environ 700 mètres de la frontière, lorsque dans une incursion rapide des blindés israéliens, un coup de canon a été tiré directement sur eux, rédÀ l’hôpital de Beit Hanoun, nous avons rencontré les familles de ces nouvelles victimes du terrorisme israélien. La femme d’Ibrahim, ravagée par la douleur, hurlait toute l’horreur à laquelle elle venait d’assister.le journal en ligne "
    L’indignation suscitée dans le monde par le meurtre des colons israéliens ne s’est pas manifestée à Gaza cette fois non plus face au massacre de ces trois bergers qui, selon les lois internationales et contrairement aux colons, se trouvaient sur leur terre et ne représentaient aucune menace pour Israël.