Les Catalans votent symboliquement pour leur indépendance, en espérant un référendum officiel

Des Québécois d’origine catalane sont allés voter à un référendum symbolique sur l’indépendance de la région. Le «oui» a gagné par une forte majorité.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Des Québécois d’origine catalane sont allés voter à un référendum symbolique sur l’indépendance de la région. Le «oui» a gagné par une forte majorité.

Près de 40 personnes d'origine catalane ont pris part, hier à Montréal, à un référendum symbolique sur l'indépendance de la région du nord-est de l'Espagne, à défaut de pouvoir exercer leur droit de vote à un référendum reconnu par l'État.

À la question «Êtes-vous favorable à ce que la Catalogne soit un État souverain, social et démocratique, intégré dans l'Union européenne?», une écrasante majorité des votants ont répondu «oui». Une seule personne a voté contre.

Cette victoire sans surprise du vote indépendantiste, qui fait écho aux résultats d'une série de consultations populaires aussi sans valeur juridique sur l'indépendance de la Catalogne, — organisées au cours des derniers mois dans le nord-est de l'Espagne, mais aussi de l'Europe, à l'initiative de différentes associations, — vise à mettre la dénégation du principe d'autodétermination des peuples en évidence. «On veut voter, mais on ne peut pas. L'Espagne l'interdit. Il fallait que ce soit la société civile qui l'organise. On a tenu un référendum ici, afin que le monde exprime son opinion, mais surtout pour défendre le droit à l'autodétermination», a affirmé Jordi Jordana du groupe Catalans au Québec pour l'autodétermination. «Pour les exilés qui sont ici depuis 40 ans, il y a toute une émotion. Pour la première fois, ils peuvent s'exprimer sur le futur de la Catalogne», ajoute-t-il.

Mais la déferlante de référendums sans valeur juridique sur l'indépendance de la Catalogne, jumelée aux réactions à une possible décision défavorable du Tribunal constitutionnel de Madrid sur le statut d'autonomie élargie de la Catalogne, pourrait influencer les résultats des élections régionales prévues en octobre.

La Catalogne attend depuis trois ans que le Tribunal constitutionnel valide le nouveau statut d'autonomie élargie négocié entre le chef de file des souverainistes, Artur Mas, et le premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero.
3 commentaires
  • Gilles Bousquet - Inscrit 26 avril 2010 13 h 14

    Pas une grosse nouvelle ici

    40 personnes qui votent ici pour l'indépendance de la Catalogne, ce n'est pas ça qui va changer l'histoire.

  • Roland Berger - Inscrit 26 avril 2010 15 h 00

    En démocratie

    En véritable démocratie, le gouvernement dit central devrait lui-même organiser un référendum sur l'indépendance politique d'une partie de la population, en Espagne comme au Canada. Mais en fausse démocratie, les majorités se comportent comme des dictateurs. La Catalogne est la région la plus riche de l'Espagne; son départ l'appauvrirait. Pour ce qui est du Québec, il demeure essentiel au maintien de l'attitude dominatrice des anglos du Canada. Ça les rassure d'avoir une nation sous leur contrôle. On prend son pied comme on peut.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Malartic - Inscrit 3 mai 2010 13 h 09

    Democratie en Espagne?...

    Que L'espagne ne veule pas donner ou réconnaitre l'aspiration de la
    Catalogne à "l'indépendance" ressemble en tout point à la Fusion
    Forcé de municipalités du Québec. Forcé par le Parti Québecois qui s'évertue à nous faire comprendre que nous serions plus heureux dans un "petit pays" mais mieux a l'intérieur d'une "grande ville".
    Même si le habitants des petites municipalités qui voulaient rester
    libre ont voter en faveur de la "défusion" les libéraux ont utilisé un nouveau mot pour maintenir la fusion forcé: AGGLOMÉRATION.
    Yous les pays sont le résultat d'annexation de territoires connexte par
    accords des seigneurs du temps ou par guerre. Les "Indiens" d'Amérique n'ont pas réellement voulue être rassemblé dans un Canada, des États-Unis d'Améqique ou un Mexique.