La Chine est irritée - Obama reçoit le dalaï-lama

Le dalaï-lama est arrivé hier aux États-Unis, où il doit rencontrer aujourd'hui le président Barack Obama, malgré les mises en garde répétées de la Chine qui affirme que la rencontre risque de nuire aux relations déjà tendues entre Pékin et Washington.

Le chef tibétain en exil, que Pékin accuse de séparatisme, est arrivé à l'aéroport de Dulles, près de la capitale américaine, et a été conduit sous bonne escorte jusqu'à un hôtel du centre-ville, où il doit recevoir des Tibétains pour fêter la nouvelle année tibétaine.

Le dalaï-lama, 74 ans, rencontrera séparément la secrétaire d'État Hillary Clinton et Barack Obama. Les États-Unis ont refusé d'annuler cette visite malgré les avertissements de Pékin.

Le dalaï-lama n'avait pas été reçu par M. Obama lors d'un précédent passage aux États-Unis en octobre dernier, afin de ménager Pékin avant la première visite du président des États-Unis en Chine un mois plus tard.

Ce tête-à-tête avec le chef du gouvernement tibétain en exil, qui sera reçu en sa qualité de «personnalité religieuse», n'est que l'un des nombreux sujets de friction entre la puissance montante chinoise et les États-Unis en crise. Au cours des dernières semaines, le ton a surtout monté à propos des ventes d'armes américaines à Taïwan.

Dans ses échanges avec Washington, Pékin paraît tester le président Obama, vu comme un homme prêt à beaucoup de concessions. De fait, le refus d'Obama de rencontrer le dalaï-lama à Washington en octobre a été interprété par la Chine comme un aveu de faiblesse. Pékin s'est engouffré dans la brèche et Obama, lors de sa visite en Chine en novembre, n'a obtenu aucune libération de dissidents.