Doctrine militaire - Moscou craint avant tout l'OTAN

Le texte de la doctrine, publié sur le site du Kremlin, place au premier rang des «principaux dangers militaires extérieures» le fait que l'OTAN cherche à «mondialiser ses fonctions, en violation des normes du droit international».

Le document dénonce aussi le rapprochement des frontières russes «de l'infrastructure militaire des pays membres de l'OTAN, notamment par la voie de l'élargissement du bloc».

Moscou dénonce depuis des années l'entrée d'États de l'ex-bloc soviétique dans l'Alliance atlantique, et fait tout, sur le terrain diplomatique, pour empêcher l'Ukraine et la Géorgie de rejoindre l'OTAN.

Parmi les autres dangers auxquels la Russie fait face, la doctrine s'inquiète du développement possible d'un «système stratégique antimissile» et du développement «d'armes stratégiques conventionnelles de haute précision».

La Russie a dénoncé le projet américain d'un bouclier antimissile en Europe de l'Est, que les États-Unis ont fini par abandonner, et veut obtenir de Washington que d'éventuelles armes stratégiques conventionnelles soient soumises aux mêmes restrictions que les armes nucléaires.

Dans le cadre de la doctrine militaire, le président Medvedev a aussi adopté vendredi la politique russe en matière de «dissuasion nucléaire jusqu'en 2020».

«La Russie se réserve le droit de recourir à l'arme nucléaire en cas d'attaque nucléaire ou d'autres armes de destruction massive contre elle et [ou] ses alliés, et aussi dans le cas d'une attaque à l'arme conventionnelle contre la Russie si elle menace l'existence même de l'État», indique le texte.

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