L'enthousiasme des Iraniens «emballe» Barack Obama

Washington — Le président Barack Obama a déclaré hier que le changement qu'il appelle de ses voeux était possible dans les relations entre les États-Unis et l'Iran avec la présidentielle iranienne, quel qu'en soit le vainqueur.

M. Obama s'est gardé d'apporter son soutien ou d'exprimer son rejet d'aucun des quatre candidats, même si le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, personnifie les tensions entre deux pays dont les relations ont été caractérisées par l'animosité pendant environ 30 ans.

Mais il a paru espérer une répudiation des idées radicales en citant en exemple les législatives libanaises de dimanche dernier.

M. Obama a fait référence au grand discours de réconciliation qu'il a prononcé la semaine précédente au Caire à l'adresse des musulmans: «Nous avons essayé d'envoyer un message clair disant que, selon nous, un changement est possible.»

«Quel que soit celui qui est appelé à remporter l'élection au bout du compte, nous espérons que le débat vigoureux qui a eu lieu [en Iran] servira notre capacité à nouer le dialogue avec eux d'une nouvelle manière», a-t-il dit.

Mais il s'est dit «emballé» par l'enthousiasme soulevé ces derniers jours par la campagne iranienne. C'est le signe que les Iraniens, comme les Libanais, envisagent de «nouvelles possibilités», a-t-il dit.

«C'est le signe très positif que les Iraniens veulent que leur voix soit entendue et leurs bulletins de vote comptés», a dit sa secrétaire d'État, Hillary Clinton, des propos pouvant être interprétés comme traduisant la crainte d'un trucage.

M. Obama a décidé de rompre avec la diplomatie de son prédécesseur George W. Bush et d'accepter que son administration engage un dialogue ferme, mais direct avec le régime islamique.

À voir en vidéo