En bref - Pékin doit approuver !

Pékin — Le gouvernement communiste chinois devra avaliser la réincarnation du successeur du dalaï-lama lorsque le chef spirituel du bouddhisme tibétain sera mort, a déclaré Legqoq, un haut responsable officiel tibétain cité jeudi par la presse chinoise.

«Parallèlement aux rites religieux et aux traditions historiques, il y a une condition très importante à la réincarnation du dalaï-lama, c'est l'aval du gouvernement central», a-t-il dit à l'agence Chine nouvelle. Legqoq (c'est son nom complet) s'exprimait en marge de la session annuelle du Parlement chinois qui coïncide cette année avec la commémoration du 50e anniversaire de l'exil en Inde de l'actuel dalaï-lama. Il a ajouté que la commission d'État des Affaires religieuses avait établi en 2007 des règles stipulant que la réincarnation des Bouddhas vivants ou des lamas devait être approuvée par le gouvernement. Ces règles font partie des efforts visant à renforcer le contrôle du gouvernement chinois sur le bouddhisme tibétain à la suite de décennies de violences pour réclamer une plus grande liberté religieuse.