Conseil de sécurité - Les discussions sont lancées

New York — Les Nations unies ont engagé hier des pourparlers formels sur un élargissement du Conseil de sécurité, formé actuellement de quinze membres, afin de mieux refléter les réalités du monde contemporain.

De sources diplomatiques, on souligne que les négociations entre les 192 États représentés à l'ONU, présidées par l'Afghan Zahir Tanin, devraient durer au moins jusqu'à l'année prochaine et qu'il n'est pas certain qu'elles aboutissent alors à une solution définitive.

Le Conseil est formé de cinq membres permanents disposant d'un droit de veto (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) auxquels s'ajoutent dix membres élus en fonction de règles régionales pour un mandat de deux ans.

Mais de nombreux pays en développement estiment que ce système, dont la dernière modification remonte à 1965 et qui incarne les équilibres de 1945, est déconnecté de ce qu'est devenu le monde en plus d'un demi-siècle.

Si la plupart des nations s'accordent sur la nécessité d'élargir le conseil, il n'existe aucun consensus sur la manière de procéder (combien de sièges supplémentaires? réservés à qui? combien de membres permanents, semi-permanents ou simples?).

Chaque cas renvoie à des oppositions régionales: la candidature du Japon se heurte ainsi à l'opposition de la Chine et de la Corée du Sud.

Thomas Matussek, l'ambassadeur d'Allemagne, parmi les pays qui réclament un siège permanent, a dit croire toutefois que les chances de réussir étaient désormais plus fortes du fait de la crise financière et économique et de la nécessité d'une «gouvernance mondiale» qui en résulte.

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