Irak: des élections sous haute surveillance

Bagdad —L'Irak fermera ses frontières, interdira la circulation automobile et déploiera des dizaines de milliers de membres des forces de sécurité pour les élections provinciales de samedi, ont annoncé hier les autorités.

Le renouvellement des exécutifs de 14 des 18 provinces du pays est le premier rendez-vous électoral donné aux Irakiens depuis trois ans. Le gouvernement veut éviter qu'il ne provoque des manifestations de violence, alors que l'insécurité est retombée à travers le pays. Pour le seul secteur du Grand Bagdad, 80 000 agents de sécurité seront mobilisés pour assurer le bon déroulement des opérations dans les 1735 bureaux de vote de la région.

Les élections verront le retour des partis sunnites qui avaient boycotté les précédentes élections provinciales. Des législatives sont programmées vers la fin de l'année.

Les conditions dans lesquelles se déroulera le scrutin de samedi aura valeur de test des capacités des forces irakiennes à assurer la sécurité une fois engagé le retrait militaire progressif des États-Unis. «Nous avons suffisamment de forces de sécurité, elles sont bien entraînées et assureront la protection de la totalité des bureaux de vote», a déclaré le général Aydin Khalid, qui dirige la commission de sécurité des élections en Irak, lors d'une conférence de presse à Bagdad.

L'interdiction de la circulation routière entrera en vigueur jeudi et se prolongera jusqu'à dimanche. Seuls les véhicules utilisés par les responsables du scrutin, les forces de sécurité et les médias accrédités pourront rouler. L'objectif est de réduire les risques d'attentat.

Seules les forces de police, et non l'armée, seront déployées à l'intérieur ou à proximité immédiate des bureaux de vote. Les soldats prendront position à distance des centres de vote.

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