Traité de Lisbonne - Les discussions iront jusqu'au bout

Dublin — Les détails d'un accord pouvant fournir une perspective pour sortir de la crise liée au rejet par l'Irlande du traité de Lisbonne ne devraient pas émerger avant la fin d'un sommet à Bruxelles cette semaine, a déclaré hier le premier ministre irlandais Brian Cowen.

«Même à ce stade avancé, à si peu de jours du Conseil européen, je ne suis pas en mesure de décrire en détail la forme de l'accord qui pourrait être atteint à la fin de cette semaine», et «personne ne l'est», a-t-il déclaré.

M. Cowen doit participer à un sommet de l'UE demain et vendredi pour décider de la marche à suivre après le rejet par les Irlandais du traité de Lisbonne au cours d'un référendum en juin, qui a plongé l'Union européenne dans une grave crise institutionnelle.

Pour entrer en vigueur, le traité de Lisbonne doit être ratifié par tous les États membres, mais l'Irlande est le seul pays à être tenu de par sa Constitution à organiser un référendum, tandis que ses partenaires européens peuvent se contenter d'un vote parlementaire.

Seule la République tchèque ne s'est pas encore prononcée sur le traité de Lisbonne, qui doit être ratifié par les 27 pour pouvoir entrer en vigueur.