La tenue d'une conférence sur le Proche-Orient est reportée

Jérusalem — L'armée israélienne s'est retirée hier de Bethléem, en Cisjordanie, après quatre jours d'occupation, alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour sortir la région de l'engrenage de la violence.

Les perspectives d'une relance de la négociation restaient cependant éloignées. Ainsi, la conférence internationale sur le Proche-Orient, initialement envisagée au début de l'été, pourrait avoir lieu plus tard dans la saison, selon des responsables américains toujours à la recherche d'un lieu et d'un ordre du jour.


«Il ne fait désormais pratiquement aucun doute que le mois de juin est exclu», a reconnu un haut responsable américain, laissant entendre que l'espoir formulé par le secrétaire d'État américain, Colin Powell, d'une réunion «au début de l'été» s'estompait.


Selon des responsables israéliens, cités par la télévision publique, la tenue d'une telle conférence pourrait être repoussée jusqu'en octobre.


Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a pour sa part estimé hier qu'il serait «absurde» de convoquer une conférence sur le Proche-Orient sans un retrait israélien des territoires autonomes palestiniens et sans une levée du «blocus imposé au peuple palestinien».