L'Ossétie du Sud sans doute fermée aux observateurs

Tbilissi — Pour le diplomate allemand Hansjoerg Haber, qui dirige la mission de l'UE en Géorgie, il est irréaliste d'envisager que les forces russes autorisent dans un proche avenir les observateurs européens à entrer en Ossétie du Sud.

Les observateurs tenteront d'obtenir de la police d'Ossétie du Sud que la frontière de fait séparant leur région du reste de la Géorgie soit plus perméable aux échanges commerciaux et ils joueront un rôle de médiateur entre les polices des deux camps, a souligné Haber hier.

Mais la reconnaissance par la Russie de l'indépendance des deux régions sécessionnistes géorgiennes signifie que «nous n'aurons selon toute probabilité pas accès à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie pour y patrouiller», estime-t-il.

«Nous sommes une mission d'observation civile, non armée, et nous ne pouvons aller que là où on nous autorise à nous rendre», a poursuivi Haber, installé dans une villa de Tbilissi qui a abrité autrefois Beria, chef de la police de Staline, devenue le siège de la mission d'observation.