En bref - L'accord au Zimbabwe est accueilli avec prudence

Harare — La prudence prévalait hier, au lendemain de la conclusion d'un accord de gouvernement d'union au Zimbabwe entre Robert Mugabe, le président qui exerce un pouvoir sans partage depuis 1980, et Morgan Tsvangirai, son ennemi politique. Eldred Masunungure, chercheur à l'Université du Zimbabwe, résume ainsi le sentiment général: «C'est vraiment une évolution positive, qui pourrait sortir le Zimbabwe d'une crise endémique.»

La conclusion d'un accord «brise le cercle vicieux, mais je préfère éviter toute célébration prématurée. Nous avons affaire à des intérêts et à des hostilités profondément enracinées», a souligné l'analyste. L'Union européenne a fait part de la même prudence, saluant «ce pas important», mais elle attend d'en savoir plus sur son contenu avant de réexaminer éventuellement ses sanctions. Selon Louis Michel, commissaire européen au Développement, le chef de l'opposition lui a dit être «satisfait» de l'accord. La Grande-Bretagne a réagi prudemment, David Miliband, ministre des affaires étrangères, affirmant dans un communiqué que «le peuple zimbabwéen méritait un accord démocratique durable qui apporte les réformes, la reprise économique et la stabilité».

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