Israël - Les Brigades Al-Aqsa revendiquent un attentat sanglant près de Tel-Aviv

Petah Tikva — Un nouvel attentat suicide a frappé hier Israël, faisant deux morts, dont un bébé, alors même que l'armée israélienne intensifiait ses incursions dans les villes autonomes palestiniennes pour empêcher ces attaques.

Deux personnes, une fillette d'un an et demi et une femme de 38 ans, ont péri dans l'attentat à Petah Tikva, à l'est de Tel-Aviv, qui a également coûté la vie à son auteur. Une vingtaine de personnes ont en outre été blessées.


Israël a immédiatement mis en en cause le président palestinien Yasser Arafat, en affirmant qu'il «parle de réforme, mais ne fait rien contre le terrorisme».


M. Arafat a condamné l'attentat et rejeté ces accusations.


De hauts responsables américains, européen et arabe étaient en outre attendus dans la région: le roi du Maroc Mohammed VI arrivé hier, le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer attendu demain, puis le secrétaire d'État adjoint américain pour le Proche-Orient William Burns et le directeur de la CIA George Tenet en fin de semaine.


Ce nouvel attentat se produit alors que l'armée israélienne a lancé des incursions dans plusieurs villes autonomes de Cisjordanie pour démanteler «les infrastructures terroristes».


Elle occupait totalement la zone autonome de Bethléem, imposant le couvre-feu et appréhendant des centaines de Palestiniens.


Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé proche du Fatah, ont revendiqué l'attentat, affirmant avoir voulu ainsi venger trois de leurs membres assassinés par l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Balata près de Naplouse le 22 mai.