Chirac reçoit Bush - Tout va bien entre «Jacques» et «George»

Paris — Au premier jour de la première visite officielle de George W. Bush en France, Jacques Chirac et son homologue américain se sont attachés hier à minimiser leurs divergences pour célébrer une solidarité historique qu'ils entendent pérenniser dans la lutte contre le terrorisme.

Arrivé en France sous une pluie battante en provenance de Russie, George W. Bush a été accueilli dans la cour de l'Élysée par le président français à la faveur d'une soudaine éclaircie saluée d'un sourire par les deux chefs d'État.


Un symbole aisé pour une visite placée sous le signe de l'entente cordiale et de l'amitié de «Jacques» et «George» — c'est ainsi qu'ils se nomment — mise en exergue après les attentats du 11 septembre aux États-Unis.


Lors d'une conférence de presse commune avec Jacques Chirac, dans une atmosphère décontractée, George W. Bush n'a eu de cesse de souligner l'amitié qui le lie au président français et de rappeler qu'il fut le premier à lui témoigner sa solidarité et sa compassion après les attentats de New York et Washington. La venue de George W. Bush en France, avant-dernière étape, avant Rome, de sa troisième tournée européenne, est «une très grande joie pour moi et pour tous les Français», a renchéri Jacques Chirac au terme d'un premier entretien d'une heure et demie avec le chef de la Maison-Blanche.


Les deux chefs d'État se sont retrouvés hier soir à l'Élysée pour un dîner de travail de près de deux heures .


Chirac a réitéré à cette occasion sa réprobation aux accusations d'antisémitisme lancées aux États-Unis et en Israël à l'encontre de la France, a indiqué sa porte-parole, Catherine Colonna. Il s'est efforcé d'expliquer la situation française et de mettre en garde contre tout amalgame. Cette mise au point faite, George W. Bush a dit avoir «compris» la position française.


Aujourd'hui, ils se rendront en Normandie, à Sainte-Mère-Eglise et Colleville-sur-Mer, pour rendre hommage aux GI tués lors du débarquement allié du 6 juin 1944 à l'occasion du «Memorial Day», journée d'hommage aux anciens combattants américains.