Les Italiens votent

Rome — Près d'un quart de l'électorat italien devait voter hier et aujourd'hui pour des élections provinciales et municipales partielles considérées comme un test pour le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi un an après sa victoire.

Ce scrutin concerne dix des 94 provinces et 147 villes moyennes et grandes, dont les électeurs doivent élire de nouveaux maires et conseils municipaux. Les principales villes intéressées par ces élections locales, qui concernent onze millions de personnes, sont Gênes, Reggio de Calabre, Parme, Vérone et Trévise. La campagne électorale a été très discrète, et le président du Conseil n'a participé qu'à un seul meeting, dans la ville d'Olbia, en Sardaigne, où il possède une villa. Berlusconi affirme vouloir apaiser les tensions politiques à la suite des manifestations et de la grève générale provoquées depuis le début de l'année par ses projets de réforme en matière de législation du travail et de justice. Mais ses détracteurs estiment qu'il préfère ne pas trop s'impliquer personnellement en cas de défaite de son camp. «Cette élection sera bien entendu un test, bien que partiel, du niveau de confiance dont jouit le gouvernement après sa première année au pouvoir», explique Renato Manheimer, professeur de sociologie politique à l'Université de Gênes.